34 LA VIE ET LA MORT DES CORAUX
Sur la plage arrière, de gauche à droite, Jacques-Yves Cousteau, son fils Philippe, Michel Deloire,
le cinéaste et Canoë Kientzy, le chef-plongeur.
Ses moteurs et ses deux hélices lui donnent une vitesse de 10 nœuds
à 10 nœuds et demi. Sa principale qualité est d’être un bateau très maniable,
bon manœuvrier qui peut se glisser dans les étroits couloirs de coraux et
qui, étant donné son faible tirant d’eau, est fait pour s’aventurer par petits
fonds.
D’importantes modifications y ont été apportées pour en faire un
navire de recherche scientifique. Un « faux-nez » a été placé devant l’étrave :
c’est un puits qui descend à 2,50 mètres sous la flottaison et qui, grâce
à cinq hublots, permet d’observer et de filmer ce qui se passe dans l’eau,
même pendant la marche du navire.
Une mâture double, en métal léger, formant portique, a été édifiée
le plus à l’avant possible. Elle constitue une véritable passerelle supérieure
qui supporte le radar et offre un poste d’observation qui nous a déjà rendu
les plus grands services. C’est de ce portique qu’il est possible de surveiller
les écueils et les passages difficiles où j’engage bien souvent la Calypso
dans les mers coralliennes. C’est là aussi que mes camarades et moi nous
grimpons fréquemment pour repérer les animaux marins qui croisent
notre route.
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