LA CROISIERE LA PLUS LONGUE 29
le crâne tous les jours, notre ami André Laban. La liberté laissée à chacun
est vraiment très grande. Il n’existe guère qu’une règle : sur la Calypso
depuis le Commandant jusqu’aux matelots, nous ne cessons pas d’apprendre.
Le travail à bord, c’est d’essayer de comprendre, d’innover sans cesse,
d’inventer des dispositifs ou des expériences pour résoudre les problèmes
que pose l’exploration de la mer.
Chaque thème de recherche qui fait aussi l’objet d’un film constitue
un chapitre séparé, une énigme particulière à résoudre qui exige des
connaissances, impose des épreuves physiques et entraîne souvent la fabrication d’un matériel. C’est vrai pour les requins aussi bien que pour les
oursins, pour les baleines comme pour les étoiles de mer. Il en résulte une
variété sans fin d’expériences, une activité différente tous les jours. C’est
cela notre aventure.
Les problèmes d’argent et de soutien
On peut se demander comment est financée toute notre organisation
de recherche et d’exploration. Beaucoup de personnes s’imaginent que nous
touchons d’importantes subventions officielles ou privées.
Il n’en est rien, la Calypso est gérée par une fondation que j’ai créée
en 1950 : « Les Campagnes Océanographiques Françaises ». Cet organisme
n’est alimenté financièrement que par mes droits d’auteur, les droits de
télévision, des redevances industrielles et des contrats de recherches.
Le Musée Océanographique de Monaco, fondé par le Prince Albert Ier
et dont je suis le directeur, n’est pas en mesure de financer les croisières
de la Calypso, mais il sert de soutien logistique à toute la partie scientifique
de nos expéditions.
C’est ainsi que la Calypso, pour ses recherches, peut compter sur toutes
les personnalités réunies dans le cadre de la fondation de Monaco.
L’orientation de ma carrière, mon élection au Musée de Monaco, les
premières ressources destinées à la Calypso et à son équipe, je les dois à
mon regretté maître le Professeur Louis Fage.
Les études biologiques sont inspirées par le Professeur Raymond
Vaissière, qui est à la fois sous-directeur du Musée de Monaco et Professeur à la Faculté des Sciences de Nice. Il a été l’un des océanautes de
Précontinent IL II fut ainsi le premier scientifique à passer un mois sous
le crâne tous les jours, notre ami André Laban. La liberté laissée à chacun
est vraiment très grande. Il n’existe guère qu’une règle : sur la Calypso
depuis le Commandant jusqu’aux matelots, nous ne cessons pas d’apprendre.
Le travail à bord, c’est d’essayer de comprendre, d’innover sans cesse,
d’inventer des dispositifs ou des expériences pour résoudre les problèmes
que pose l’exploration de la mer.
Chaque thème de recherche qui fait aussi l’objet d’un film constitue
un chapitre séparé, une énigme particulière à résoudre qui exige des
connaissances, impose des épreuves physiques et entraîne souvent la fabrication d’un matériel. C’est vrai pour les requins aussi bien que pour les
oursins, pour les baleines comme pour les étoiles de mer. Il en résulte une
variété sans fin d’expériences, une activité différente tous les jours. C’est
cela notre aventure.
Les problèmes d’argent et de soutien
On peut se demander comment est financée toute notre organisation
de recherche et d’exploration. Beaucoup de personnes s’imaginent que nous
touchons d’importantes subventions officielles ou privées.
Il n’en est rien, la Calypso est gérée par une fondation que j’ai créée
en 1950 : « Les Campagnes Océanographiques Françaises ». Cet organisme
n’est alimenté financièrement que par mes droits d’auteur, les droits de
télévision, des redevances industrielles et des contrats de recherches.
Le Musée Océanographique de Monaco, fondé par le Prince Albert Ier
et dont je suis le directeur, n’est pas en mesure de financer les croisières
de la Calypso, mais il sert de soutien logistique à toute la partie scientifique
de nos expéditions.
C’est ainsi que la Calypso, pour ses recherches, peut compter sur toutes
les personnalités réunies dans le cadre de la fondation de Monaco.
L’orientation de ma carrière, mon élection au Musée de Monaco, les
premières ressources destinées à la Calypso et à son équipe, je les dois à
mon regretté maître le Professeur Louis Fage.
Les études biologiques sont inspirées par le Professeur Raymond
Vaissière, qui est à la fois sous-directeur du Musée de Monaco et Professeur à la Faculté des Sciences de Nice. Il a été l’un des océanautes de
Précontinent IL II fut ainsi le premier scientifique à passer un mois sous
