La navigation au milieu des coraux
exige une constante observation
du sondeur.
récif nous est familier. C’est là que, mes amis et moi, nous avons peu à
peu exploré ce monde du corail qui, sur la planète, offre la plus grande
profusion de vie animale. Lors de nos premières visites sous-marines, la
richesse, la diversité, la complication de ce que nous découvrions nous
paraissaient inextricables, accablantes. Peu à peu nous nous sommes habitués
à débrouiller cet univers si étranger à l’homme : c’est un pays où l’animal
— mobile ou fixé — occupe la première place. La nôtre ne vient qu’ensuite
et nous ne faisons qu’y passer...
D’année en année, nous avons appris aussi à vivre côte à côte avec
les requins, les derniers grands fauves qui échappent encore au contrôle de
l’homme : ils sont plus menaçants, plus mal connus, moins vulnérables,
même avec des armes modernes, que les fauves terrestres. Avec eux aussi
il nous a fallu faire notre apprentissage. Ainsi la Mer Rouge a été le lieu
de nos plus vives émotions et de nos plus grandes joies.
Nous nous y lançons à nouveau et il est merveilleux de se dire que
nous faisons œuvre de pionniers, que nous sommes dans la mer une avantgarde des hommes.
J’ai conduit la Calypso à travers le labyrinthe de l’Archipel des Far San
qui s’étend le long des côtes du Hedjaz et du Yemen sur une distance de
500 km et sur 50 km de large. C’est, après la Grande Barrière Australienne,
le plus grand complexe corallien du monde. Pour mieux étudier les conditions de son développement et de son équilibre biologique nous avons
installé pendant un mois une équipe de savants sur l’îlot d’Abulat. Si
intéressants que soient les travaux faits à cette époque, il reste encore
beaucoup à découvrir sur la vie et la mort des coraux.
Cette fois, en mars 1967, nous ne faisons que passer, en route vers le
Sud. Nous reviendrons plus tard. Notre seul souci pour le moment est
exige une constante observation
du sondeur.
récif nous est familier. C’est là que, mes amis et moi, nous avons peu à
peu exploré ce monde du corail qui, sur la planète, offre la plus grande
profusion de vie animale. Lors de nos premières visites sous-marines, la
richesse, la diversité, la complication de ce que nous découvrions nous
paraissaient inextricables, accablantes. Peu à peu nous nous sommes habitués
à débrouiller cet univers si étranger à l’homme : c’est un pays où l’animal
— mobile ou fixé — occupe la première place. La nôtre ne vient qu’ensuite
et nous ne faisons qu’y passer...
D’année en année, nous avons appris aussi à vivre côte à côte avec
les requins, les derniers grands fauves qui échappent encore au contrôle de
l’homme : ils sont plus menaçants, plus mal connus, moins vulnérables,
même avec des armes modernes, que les fauves terrestres. Avec eux aussi
il nous a fallu faire notre apprentissage. Ainsi la Mer Rouge a été le lieu
de nos plus vives émotions et de nos plus grandes joies.
Nous nous y lançons à nouveau et il est merveilleux de se dire que
nous faisons œuvre de pionniers, que nous sommes dans la mer une avantgarde des hommes.
J’ai conduit la Calypso à travers le labyrinthe de l’Archipel des Far San
qui s’étend le long des côtes du Hedjaz et du Yemen sur une distance de
500 km et sur 50 km de large. C’est, après la Grande Barrière Australienne,
le plus grand complexe corallien du monde. Pour mieux étudier les conditions de son développement et de son équilibre biologique nous avons
installé pendant un mois une équipe de savants sur l’îlot d’Abulat. Si
intéressants que soient les travaux faits à cette époque, il reste encore
beaucoup à découvrir sur la vie et la mort des coraux.
Cette fois, en mars 1967, nous ne faisons que passer, en route vers le
Sud. Nous reviendrons plus tard. Notre seul souci pour le moment est
