218 LA VIE ET LA MORT DES CORAUX
dans la tempête. Enfin le cinéaste est hissé à bord sain et sauf, mais assez
éprouvé par le mal de mer.
Au dernier voyage du Bombard il faut transporter un dôme en
plexiglas qui doit servir dans le film sur les tortues. Il est trop grand pour
entrer dans le Bombard et la seule solution est de l’amarrer sur le toit.
Il y a un vent très violent, la mer est vraiment forte. Un orage se déchaîne...
Chauvelin et Bonnici se bagarrent pendant plus d’une demi-heure
avant de réussir à fixer sur le canot ce plexiglas qui coupe les mains. Chaque
fois qu’ils arrivent à le mâter, le vent le soulève et le flanque à l’eau. Il faut
le repêcher, le remonter, le fixer de nouveau. C’est Falco qui a eu l’idée
d’utiliser sur la plage d’Europa ce dôme de plexiglas afin de protéger les
petites tortues que les oiseaux dévorent à peine écloses. Mais le transport
dans la tempête de cet accessoire encombrant aura demandé à tout le
monde des efforts démesurés.
Après tous ces va-et-vient il reste sur Europa : Bébert, Patrick,
Marcelin, Sumian, Goupil, Lionel et Maugé qui appartient à la station
océanographique de Tuléar.
« Georgette » fait 23 morts
Le cyclone « Flossie » est passé. A une distance qui ne nous a pas
mis en danger.
Reste un autre cyclone, « Georgette », et celui-là semble plus menaçant
encore. « Georgette » a été rebondir sur la côte d’Afrique où elle a fait
23 morts et elle revient sur nous à la grande surprise de tous les spécialistes,
parce que c’est une trajectoire assez inhabituelle.
La mer devient énorme. Le ciel est effroyable. Le vent souffle en
tempête. Il ne faut pas songer à rembarquer les gens qui sont sur l’île.
Par radio nous les prévenons : « Enterrez-vous. Restez-là. Attendez
que ce soit fini. Nous filons sur Tuléar chercher un abri. »
Nous partons le 23 janvier, et au départ, en embrayant, nous cassons
pour la deuxième fois l’arbre porte-hélice tribord au ras du manchon qui
relie les deux demi-arbres.
Cette fois notre situation n’est pas brillante. Même à l’abri de l’île
nous avons encore une sale mer : 2 ou 3 mètres de creux. Un vent
de 55 nœuds. Il faut pourtant plonger afin de dégager l’hélice. La Calypso
dans la tempête. Enfin le cinéaste est hissé à bord sain et sauf, mais assez
éprouvé par le mal de mer.
Au dernier voyage du Bombard il faut transporter un dôme en
plexiglas qui doit servir dans le film sur les tortues. Il est trop grand pour
entrer dans le Bombard et la seule solution est de l’amarrer sur le toit.
Il y a un vent très violent, la mer est vraiment forte. Un orage se déchaîne...
Chauvelin et Bonnici se bagarrent pendant plus d’une demi-heure
avant de réussir à fixer sur le canot ce plexiglas qui coupe les mains. Chaque
fois qu’ils arrivent à le mâter, le vent le soulève et le flanque à l’eau. Il faut
le repêcher, le remonter, le fixer de nouveau. C’est Falco qui a eu l’idée
d’utiliser sur la plage d’Europa ce dôme de plexiglas afin de protéger les
petites tortues que les oiseaux dévorent à peine écloses. Mais le transport
dans la tempête de cet accessoire encombrant aura demandé à tout le
monde des efforts démesurés.
Après tous ces va-et-vient il reste sur Europa : Bébert, Patrick,
Marcelin, Sumian, Goupil, Lionel et Maugé qui appartient à la station
océanographique de Tuléar.
« Georgette » fait 23 morts
Le cyclone « Flossie » est passé. A une distance qui ne nous a pas
mis en danger.
Reste un autre cyclone, « Georgette », et celui-là semble plus menaçant
encore. « Georgette » a été rebondir sur la côte d’Afrique où elle a fait
23 morts et elle revient sur nous à la grande surprise de tous les spécialistes,
parce que c’est une trajectoire assez inhabituelle.
La mer devient énorme. Le ciel est effroyable. Le vent souffle en
tempête. Il ne faut pas songer à rembarquer les gens qui sont sur l’île.
Par radio nous les prévenons : « Enterrez-vous. Restez-là. Attendez
que ce soit fini. Nous filons sur Tuléar chercher un abri. »
Nous partons le 23 janvier, et au départ, en embrayant, nous cassons
pour la deuxième fois l’arbre porte-hélice tribord au ras du manchon qui
relie les deux demi-arbres.
Cette fois notre situation n’est pas brillante. Même à l’abri de l’île
nous avons encore une sale mer : 2 ou 3 mètres de creux. Un vent
de 55 nœuds. Il faut pourtant plonger afin de dégager l’hélice. La Calypso
