Debout au milieu des lames qui déferlent, Albert Falco tire à lui le Bombard.
Va-et-vient
21 janvier. Il faut songer à ravitailler nos camarades qui sont à terre.
Au matin nous prenons contact avec eux par radio.
L’ancre dérape toujours. Impossible de tenir au mouillage. Nous
chassons. Lancé les moteurs, viré. Je décide d’envoyer à terre la plus petite
des embarcations, le Bombard, chargé d’eau potable et de ravitaillement.
Nous employons le procédé qui nous a déjà réussi : une fusée envoie une
ligne. Au bout de cette ligne est fixée un gros nylon qui permet à l’équipe
à terre de haler le Bombard chargé de caisses et de bidons, mais sans
passager et de lui faire franchir la passe.
L’opération réussit, mais les rouleaux sont de plus en plus violents...
Nous n’osons pas continuer et nous nous résignons à remettre au lendemain
le passage du matériel lourd.
Vers 17 heures il faut encore changer de mouillage. Nous chassons
toujours. Le temps empire.
Le 22 janvier, la météo nous prévient que le cyclone « Flossie » se
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