190 LA VIE ET LA MORT DES CORAUX
les soupapes, les batteries, les instruments de navigation. Allons-nous
réussir plus vite que je ne pensais ?
Canoé et moi, tandis que nous faisons surface, chacun dans notre engin,
nous nous sentons payés des six années de labeur acharné que nous ont
coûtées la conception, la construction et la mise au point des puces. Elles
marchent. Les possibilités nouvelles qu’elles offrent nous enchantent déjà.
J’ai voulu que ces appareils soient capables d’explorer la mer
jusqu’à 500 mètres de fond avec la même souplesse, la même aisance qu’un
homme plongeant en scaphandre autonome. C’est bien cela que les puces
permettent de faire. Mais elles offrent en outre un avantage énorme : dans
la coquille d’acier, où il respire à la pression atmosphérique, le pilote n’est
pas menacé par l’ivresse des grands fonds et il n’est pas obligé non plus,
comme le plongeur en scaphandre autonome, d’observer des « paliers » à
la remontée. Nos sous-marins miniatures remplissent donc exactement le
rôle pour lequel ils ont été conçus : permettre de parcourir, d’étudier et
de filmer les fonds qui étaient encore inaccessibles en scaphandre. C’est
merveilleux, mais quand même un peu décevant, parce que contrairement
à ce qui se passe au cours de nos plongées habituelles, nous ne pouvons
pas toucher ce que nous voyons. Pour prélever des échantillons, il faut
actionner une pince, et l’apprentissage de cet instrument n’est pas tellement
facile.
En attendant que l’homme lui-même, simplement équipé d’un scaphandre
et grâce à de subtils mélanges respiratoires, puisse atteindre ces profondeurs, nos « puces de mer » représentent le meilleur engin d’exploration dans la zone de 200 à 500 mètres.
La puce n° 1 ne répond plus
Selon une manœuvre maintenant bien éprouvée, les plongeurs qui
nous attendent sous la surface élinguent chaque puce qui l’instant d’après
est posée par la grue sur la plage arrière de la Calypso. Canoé et moi nous
sortons de nos engins et nous en avons pour la journée à discuter tous les
détails de ce premier essai.
Nouvelle plongée de la puce n° 1 le lendemain dans les mêmes
parages. Canoé est aux commandes. Laban a pris la veille au téléphone
sous-marin.
les soupapes, les batteries, les instruments de navigation. Allons-nous
réussir plus vite que je ne pensais ?
Canoé et moi, tandis que nous faisons surface, chacun dans notre engin,
nous nous sentons payés des six années de labeur acharné que nous ont
coûtées la conception, la construction et la mise au point des puces. Elles
marchent. Les possibilités nouvelles qu’elles offrent nous enchantent déjà.
J’ai voulu que ces appareils soient capables d’explorer la mer
jusqu’à 500 mètres de fond avec la même souplesse, la même aisance qu’un
homme plongeant en scaphandre autonome. C’est bien cela que les puces
permettent de faire. Mais elles offrent en outre un avantage énorme : dans
la coquille d’acier, où il respire à la pression atmosphérique, le pilote n’est
pas menacé par l’ivresse des grands fonds et il n’est pas obligé non plus,
comme le plongeur en scaphandre autonome, d’observer des « paliers » à
la remontée. Nos sous-marins miniatures remplissent donc exactement le
rôle pour lequel ils ont été conçus : permettre de parcourir, d’étudier et
de filmer les fonds qui étaient encore inaccessibles en scaphandre. C’est
merveilleux, mais quand même un peu décevant, parce que contrairement
à ce qui se passe au cours de nos plongées habituelles, nous ne pouvons
pas toucher ce que nous voyons. Pour prélever des échantillons, il faut
actionner une pince, et l’apprentissage de cet instrument n’est pas tellement
facile.
En attendant que l’homme lui-même, simplement équipé d’un scaphandre
et grâce à de subtils mélanges respiratoires, puisse atteindre ces profondeurs, nos « puces de mer » représentent le meilleur engin d’exploration dans la zone de 200 à 500 mètres.
La puce n° 1 ne répond plus
Selon une manœuvre maintenant bien éprouvée, les plongeurs qui
nous attendent sous la surface élinguent chaque puce qui l’instant d’après
est posée par la grue sur la plage arrière de la Calypso. Canoé et moi nous
sortons de nos engins et nous en avons pour la journée à discuter tous les
détails de ce premier essai.
Nouvelle plongée de la puce n° 1 le lendemain dans les mêmes
parages. Canoé est aux commandes. Laban a pris la veille au téléphone
sous-marin.
