L’EPAVE AUX CHEVEUX BLANCS 149
dans le corail. Elle fait corps avec le récif. A certains endroits il est impossible de voir où finit le bateau et où commence la vie marine. Toute cette
ferraille a été annexée par les colonies d’animaux fixés.
On trouve sur VOmbria des jardins de Madrépores prospérant un peu
partout, quelques grandes nacres et de jolis poissons de coraux. Sous
l’étrave bâbord avant pousse du corail noir mêlé à des huîtres perlières.
L’arrière bien dégagé est très beau : une énorme hélice de bronze se
silhouette en pleine eau.
Laban qui n’est pas seulement violoncelliste dans l’orchestre du bord,
mais aussi peintre, a installé son chevalet et fait un tableau sous-marin de
l’arrière de VOmbria. Laban a fait déjà deux expositions de ses œuvres dans
une galerie de Los Angeles et ses toiles sous-marines ont connu un très
brillant succès.
Les 5 et 6 septembre nous dressons la carte du Banc de Shab Arab
à 30 milles dans l’Est de Djibouti. Le récif n’affleure pas : il se situe entre
7 et 12 mètres de la surface. Il faut baliser et effectuer un quadrillage avec
le sondeur de la Calypso.
Canoé affirme qu’il n’a jamais vu autant de requins.
Comme nous restons dans le secteur jusqu’au 24 octobre, il a l’occasion
d’en voir encore plus, notamment le 12 septembre où nous les estimons à
plus de cent à la fois autour de nous. Ce jour-là Philippe est mordu au
doigt par un petit requin.
En montgolfière
Le 22 septembre, sur un îlot, au large de Djibouti, nous faisons le
premier essai de notre montgolfière américaine, le « Hot air balloon » que
mon fils a appris à piloter aux Etats-Unis et qu’il appelle l’« hélicoptère
du pauvre ».
Le gonflage se passe très bien. Depuis Montgolfier, l’équipement a été
perfectionné : pour chauffer l’air nous disposons d’un réchaud à propane
qui a remplacé le dangereux feu de bois primitif. L’engin, quand il a pris
sa forme, a belle allure avec ses couleurs vives. Ce sont presque les couleurs
nationales : rouge, blanc, bleu.
dans le corail. Elle fait corps avec le récif. A certains endroits il est impossible de voir où finit le bateau et où commence la vie marine. Toute cette
ferraille a été annexée par les colonies d’animaux fixés.
On trouve sur VOmbria des jardins de Madrépores prospérant un peu
partout, quelques grandes nacres et de jolis poissons de coraux. Sous
l’étrave bâbord avant pousse du corail noir mêlé à des huîtres perlières.
L’arrière bien dégagé est très beau : une énorme hélice de bronze se
silhouette en pleine eau.
Laban qui n’est pas seulement violoncelliste dans l’orchestre du bord,
mais aussi peintre, a installé son chevalet et fait un tableau sous-marin de
l’arrière de VOmbria. Laban a fait déjà deux expositions de ses œuvres dans
une galerie de Los Angeles et ses toiles sous-marines ont connu un très
brillant succès.
Les 5 et 6 septembre nous dressons la carte du Banc de Shab Arab
à 30 milles dans l’Est de Djibouti. Le récif n’affleure pas : il se situe entre
7 et 12 mètres de la surface. Il faut baliser et effectuer un quadrillage avec
le sondeur de la Calypso.
Canoé affirme qu’il n’a jamais vu autant de requins.
Comme nous restons dans le secteur jusqu’au 24 octobre, il a l’occasion
d’en voir encore plus, notamment le 12 septembre où nous les estimons à
plus de cent à la fois autour de nous. Ce jour-là Philippe est mordu au
doigt par un petit requin.
En montgolfière
Le 22 septembre, sur un îlot, au large de Djibouti, nous faisons le
premier essai de notre montgolfière américaine, le « Hot air balloon » que
mon fils a appris à piloter aux Etats-Unis et qu’il appelle l’« hélicoptère
du pauvre ».
Le gonflage se passe très bien. Depuis Montgolfier, l’équipement a été
perfectionné : pour chauffer l’air nous disposons d’un réchaud à propane
qui a remplacé le dangereux feu de bois primitif. L’engin, quand il a pris
sa forme, a belle allure avec ses couleurs vives. Ce sont presque les couleurs
nationales : rouge, blanc, bleu.
