L exploration de « l'épave aux cheveux blancs » : les virgulaires ont envahi tout le navire.
mais le grand décor marin si compliqué, tel qu’on peut l’embrasser d’un
coup d’œil en surface, depuis la passerelle. Vu de haut, ce labyrinthe de
croissants, de demi-lunes, bordé d’une eau de tous les tons de bleu, ce
dédale dans lequel il faut chercher le passage de la Calypso, c’est tout cela
qui me fascine.
Rien ne donne autant l’image du chaos des forces de création livrées
à elles-mêmes. C’est l’anarchie de la vie. On la ressent à une échelle beaucoup plus grande que lorsqu’on a le nez sur un récif à regarder de petites
choses.
Certes, dans le foisonnement de l’infiniment petit il y a aussi un
vertige, un prodige de l’élan vital. Mais ce n’est pas à une échelle qui
enflamme mon imagination.
Précédent

- 138/299

Suivant