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l’épave aux cheveux blancs
LA CALYPSO A LA FIEVRE DES REQUINS
AU PERIL DES CRABES
RENCONTRE AVEC UNE LOCHE GEANTE
LABAN FAIT DE LA PEINTURE SOUS-MARINE
UN REQUIN FOU
NOUS PERDONS LA CAGE EN ACIER
— Infilmable, dit Michel Deloire. L’eau est très trouble. Jusqu’à 10
mètres sous la surface il y a une couche de saleté blanche. En dessous on
n’y voit rien. Autant faire un film dans de la soupe !
Mais mon fils Philippe, lui, remonte très enthousiaste :
— C’est la plus belle épave que j’aie vue de ma vie, affirme-t-il. Elle
est immense, enveloppée d’un nuage de poissons multicolores. Il y a aussi
de jolis Barracudas. Le bateau a dû être sabordé. Il semble qu’on l’ait
totalement vidé. Il a été nettoyé à fond. Il n’y a même plus d’hélice. Mais
l’épave n’en paraît que plus gigantesque. Elle est couverte d’animaux qui
lui font une espèce de toison. C’est fantastique. Une ville fantôme. On
dirait le palais du vieillard de la Mer.
Nous avons quitté Massaoua le matin et nous avons fait route directement sur la Grande Dalak. La Calypso est entrée dans le vaste cirque
intérieur de l’île Kebir. C’est encore un Goubet de 7 à 8 milles de
diamètre, communiquant avec le large par un goulet coudé assez étroit.
C’est le Goubet Mousselfou en arabe ou Goubet Zoukra pour les Français.
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