Un plongeur inspecte le fond où foisonnent les colonies animales de toutes formes.
filment broutant et... expulsant les déchets de leur digestion. Les poissons
d’abord méfiants s’habituent rapidement à la présence des plongeurs. Ils
n’interrompent ni leur repas ni leur digestion. Ils finissent par devenir aussi
cabotins que ce pauvre « Jojo le mérou » et ils passent et repassent avec
complaisance devant la caméra. J’ai toujours pensé que les poissons par
instinct en savaient plus long sur nous que nous n’en savons sur eux par
raisonnement.
Je ne peux me résigner à m’éloigner de l’îlot de Mar Mar sans avoir
tenté de savoir jusqu’où s’étendent les ravages de la pollution. Je fais mettre
la soucoupe à l’eau devant la pointe Nord - Nord-Est de l’îlot. Les grandes
vallées creuses de 20 à 25 mètres s’enfoncent lentement jusqu’à un surplomb
situé à 100 mètres de profondeur. Au fond la blancheur du sable éclaire
la mer. Tout le long des parois de ces vallées je remarque que les Madrépores
proprement dits sont rares et ternes. En revanche de beaux buissons de
corail noir sont accrochés à la pente du talus. Il faudrait donc en conclure
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