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libres dans la mer
TENTATIVE DE FUITE — EN PISCINE — LES ÉTAPES DE LA LIBERTÉ
PLAISIR DU TOBOGGAN — L’ODYSSÉE DE CHRISTOBALD
RETOUR DE L’ENFANT PRODIGUE — LE CANAL DE PANAMA
Lorsque la Calypso est arrivée à Natal en fin de journée, il y avait
foule sur le quai. Dès que tous ces gens ont aperçu les otaries, ils ont poussé
des cris, se sont bousculés pour mieux les voir. Nous avions dû déplacer les
cages pour faciliter l’amarrage du bateau. Tandis que nous effectuions les
dernières manœuvres d’accostâge, nous avons un peu négligé les mesures
de sécurité. Alors qu’on virait les aussières, Christian Bonnici aperçut, tout
à coup, Pepito dont le corps était déjà à demi sorti du bateau. Il n’a eu que
le temps de le rattraper par les pattes arrière. Pepito a tourné la tête et l’a
mordu au ventre. Il a serré bien fort pendant plus d’une minute, puis, voyant
qu’il ne pouvait pas se dégager, il a desserré les dents, ouvert la mâchoire,
et Bonnici s’est empressé de l’emporter et de le boucler dans sa cage. Depuis,
Pepito boude et ne mange plus.
Le 13, nous notons un nouveau cri, une sorte de hululement, sur un
ton grave, tandis que les museaux des deux otaries se frottent l’un contre
l’autre.
A 22 heures, la Calypso sort de Natal, mais stoppe bientôt pour essayer
de pêcher quelques poissons. Nous mettons les lampes à l’eau, peine perdue :
la mer est agitée. C’est la pleine lune. Pas un poisson, fiasco complet.
Le 14, c’est le jour de Pâques. Pepito, pour participer à l’allégresse
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