64 COMPAGNONS DE PLONGEE
pascale, décide que le temps de l’abstinence est révolu, et ce matin, il daigne
goûter des maquereaux.
Nous voudrions bien, quand même, offrir à nos deux pensionnaires,
du poisson frais. Nous faisons vainement deux stations. La pêche au filet
et à l’hameçon ne donne aucun résultat, de même qu’une nouvelle pêche
au lamparo. Serions-nous dans des eaux azoïques* ?
Nous avons remarqué que Pepito avait des problèmes avec les gros
maquereaux. Nous les coupons devant lui, et nous les lui présentons. Il
mange, à la file, sept maquereaux débarrassés de la tête et des arêtes.
Christobald, en revanche, est devenu un véritable aspirateur à poissons
ou un passe-boules. A la cadence où il les avale, nous aurons bientôt des
problèmes de ravitaillement.
Le 15. Ce matin, les eaux sont devenues vertes. Nous approchons de
l’embouchure de l’Amazone. Nous apercevons d’assez nombreux dauphins.
16 avril. Nous mouillons devant Cayenne. Notre dernière glacière est
vide. Il faut absolument trouver de quoi nourrir les otaries. Nos réserves
s’épuisent.
Bonnici et Sumian vont en ville et finissent par trouver chez un
poissonnier, des maquereaux congelés. Ils achètent tout le stock. Malheureusement, c’est du poisson qui vient de France par avion. Il coûte un prix
fou.
Porto Rico
Une équipe dirigée par Falco s’est rendue à l’île Sainte-Croix pendant
que la Calypso ralliait Porto Rico. Pepito et Christobald font des progrès
tous les jours. Ils ont pris l’habitude, maintenant, de venir bien trop souvent
au carré et ils mettent leurs pattes antérieures sur la table. Ils renversent
la vaisselle, ce qui paraît les amuser beaucoup. Leurs incursions dans les
coursives sont particulièrement funestes pour la bonne tenue du bateau,
car nous n’avons toujours pas réussi à les rendre propres, malgré toutes les
tentatives inspirées par le comportement des chats : caisse plate remplie
successivement de sable, de sciure, de cendre et même d’algues. Ce ne sont
pas des chats.
Christobald, les moustaches frémissantes, est prêt à se jeter à la mer du haut de la plage arrière de
la Calypso.
Première plongée en commun. Les otaries portent encore un harnais qui permet de les tenir en
laisse.
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