Dans leur bassin pourtant bien étroit les deux otaries se livrent à des évolutions incessantes. Nous
admirons leur souplesse et les cabrioles qu'elles réussissent à faire.
morsures. Les pansements vont du simple sparadrap aux points de suture.
Leurs défécations, qui sentaient si mauvais à Seal Island empoisonnent
maintenant le bateau et nous causent presque autant de soucis que leur
nourriture. Il est difficile de leur inculquer des habitudes de propreté, comme
à un chien ou à un chat. Très propres sur elles, elles salissent tout autour
d’elles. Il faut nettoyer sans cesse la plage arrière et leur piscine.
Je comptais un peu sur notre chien Zoom, un « Saint-Hubert » très aimé
à bord, pour susciter des observations intéressantes, soit que les otaries le
détestent, soit qu’elles le prennent en affection. Mais il n’y a pas grand chose
à tirer de ce qui s’est passé : Zoom est venu flairer ses nouveaux compagnons
de voyage. Pepito a dressé les moustaches sans manifester d’hostilité, mais
Christobald, toujours plus agressif, a failli lui mordre le nez. Zoom a esquivé
de justesse, et il est parti déçu et vexé, sur la plage avant. Depuis lors, il
boude. La plage arrière était son domaine, mais il est bien trop doux pour
s’attaquer aux otaries qui ont pris sa place. Je ne crois pas qu’il déclenchera
la bagarre. J’ai moins de confiance dans Christobald.
Précédent

- 48/307

Suivant