Notre chien Zoom cherche à lier amitié avec Pepito qui se borne à dresser ses moustaches sans
manifester d'hostilité.
savants. Ce n’est pas cela mon but. Aussi, je fais cesser les exercices avec
le tabouret, bien que Pepito ait appris tout seul à monter dessus, et que le
poisson offert, n’ayant même pas été absorbé, ne constitue par une « récompense » pour un exercice réussi.
Comme il me paraît difficile, à bord de ce bateau, de laisser à nos
deux otaries toute leur spontanéité ! Il est peut-être utopique de refuser de
les déformer. Il faut bien qu’ils apprennent à vivre à bord et au milieu de
trente hommes. Leur côté un peu cabotin m’inquiète. Je découvre un curieux
phénomène : Pepito et Christobald s’intéressent à nous, se soucient probablement de l’opinion que nous nous faisons d’eux. Les animaux ne chercheraient-ils pas toujours un peu à épater les hommes ?
D’ailleurs, la bienveillance que nous témoignent Pepito et Christobald
est bien relative. Ils distribuent encore généreusement les morsures. Bien que
tout le monde se méfie et ait appris à esquiver, les coups de dents arrivent
souvent à destination, et une otarie a une mâchoire presque aussi redoutable
que celle d’un petit ours. Le docteur Millet est très occupé à soigner les
manifester d'hostilité.
savants. Ce n’est pas cela mon but. Aussi, je fais cesser les exercices avec
le tabouret, bien que Pepito ait appris tout seul à monter dessus, et que le
poisson offert, n’ayant même pas été absorbé, ne constitue par une « récompense » pour un exercice réussi.
Comme il me paraît difficile, à bord de ce bateau, de laisser à nos
deux otaries toute leur spontanéité ! Il est peut-être utopique de refuser de
les déformer. Il faut bien qu’ils apprennent à vivre à bord et au milieu de
trente hommes. Leur côté un peu cabotin m’inquiète. Je découvre un curieux
phénomène : Pepito et Christobald s’intéressent à nous, se soucient probablement de l’opinion que nous nous faisons d’eux. Les animaux ne chercheraient-ils pas toujours un peu à épater les hommes ?
D’ailleurs, la bienveillance que nous témoignent Pepito et Christobald
est bien relative. Ils distribuent encore généreusement les morsures. Bien que
tout le monde se méfie et ait appris à esquiver, les coups de dents arrivent
souvent à destination, et une otarie a une mâchoire presque aussi redoutable
que celle d’un petit ours. Le docteur Millet est très occupé à soigner les
