44 COMPAGNONS DE PLONGEE
Pepito et Christobald se montrent quand même enchantés de leur
nouvelle installation, et prennent autant de plaisir à barboter que s’ils se
trouvaient dans une flaque d’eau du cap de Bonne-Espérance.
Mais, malgré tous nos efforts et les offres les plus alléchantes, les otaries
n’ont pas encore consenti à avaler la moindre sardine congelée, depuis
qu’elles ont accepté, à Capetown, les filets de sar offerts par Falco.
Nous sommes extrêmement intéressés par les différents cris qu’elles
émettent et que nous voudrions comprendre. Il pourrait y avoir là, entre
elles et nous, un début de communication, qui amènerait une certaine
confiance.
Nous avons noté, au cours de ces premiers jours, une sorte de bruit
de gorge, qui ressemble assez à un aboiement. Nous n’arrivons pas à deviner
ce qu’il signifie. Cela pourrait être du défi, ou de la menace. Ce matin,
retentit un cri plus grave, dont le sens nous échappe aussi.
Je craignais que notre piscine soit trop petite pour nos deux otaries.
Elles s’en enchantent pourtant. Il faut voir leurs cabrioles et leurs contorsions
dans leur élément. Le volume d’eau que nous leur offrons est pourtant bien
faible. Mais toutes leurs performances en pleine mer se devinent, dans ce
modeste bassin.
Elles sont très occupées à leur toilette. Leur museau est l’objet d’un
long cérémonial. Elles se grattent avec un de leurs membres postérieurs,
et lissent leur moustache comme des chats.
Le va-et-vient
24 mars. En mer. Notre principale occupation, désormais, est d’intéresser à la nourriture Christobald, qui est le plus récalcitrant. Il ne mange
rien, et pourtant il paraît en bonne santé. Il vit évidemment sur ses réserves,
mais il est très jeune, et il ne résistera pas longtemps à un pareil régime.
Pepito ne mange guère plus, mais il nous amuse beaucoup. Il mâchonne
un poisson, le lance en l’air ou par-dessus le bord du bassin. Il est évident
qu’il multiplie ses pitreries quand il a un large public. Cette tendance à
faire des numéros lui vaudra le surnom de Pepito le clown, et aussi, certains
jours où il se montre particulièrement infernal, le qualificatif infâmant de
« Pepito le Cancre ».
Raymond Coll l’a pris en affection, comme font les bons maîtres qui
s’intéressent particulièrement aux plus mauvais élèves.
Pepito et Christobald se montrent quand même enchantés de leur
nouvelle installation, et prennent autant de plaisir à barboter que s’ils se
trouvaient dans une flaque d’eau du cap de Bonne-Espérance.
Mais, malgré tous nos efforts et les offres les plus alléchantes, les otaries
n’ont pas encore consenti à avaler la moindre sardine congelée, depuis
qu’elles ont accepté, à Capetown, les filets de sar offerts par Falco.
Nous sommes extrêmement intéressés par les différents cris qu’elles
émettent et que nous voudrions comprendre. Il pourrait y avoir là, entre
elles et nous, un début de communication, qui amènerait une certaine
confiance.
Nous avons noté, au cours de ces premiers jours, une sorte de bruit
de gorge, qui ressemble assez à un aboiement. Nous n’arrivons pas à deviner
ce qu’il signifie. Cela pourrait être du défi, ou de la menace. Ce matin,
retentit un cri plus grave, dont le sens nous échappe aussi.
Je craignais que notre piscine soit trop petite pour nos deux otaries.
Elles s’en enchantent pourtant. Il faut voir leurs cabrioles et leurs contorsions
dans leur élément. Le volume d’eau que nous leur offrons est pourtant bien
faible. Mais toutes leurs performances en pleine mer se devinent, dans ce
modeste bassin.
Elles sont très occupées à leur toilette. Leur museau est l’objet d’un
long cérémonial. Elles se grattent avec un de leurs membres postérieurs,
et lissent leur moustache comme des chats.
Le va-et-vient
24 mars. En mer. Notre principale occupation, désormais, est d’intéresser à la nourriture Christobald, qui est le plus récalcitrant. Il ne mange
rien, et pourtant il paraît en bonne santé. Il vit évidemment sur ses réserves,
mais il est très jeune, et il ne résistera pas longtemps à un pareil régime.
Pepito ne mange guère plus, mais il nous amuse beaucoup. Il mâchonne
un poisson, le lance en l’air ou par-dessus le bord du bassin. Il est évident
qu’il multiplie ses pitreries quand il a un large public. Cette tendance à
faire des numéros lui vaudra le surnom de Pepito le clown, et aussi, certains
jours où il se montre particulièrement infernal, le qualificatif infâmant de
« Pepito le Cancre ».
Raymond Coll l’a pris en affection, comme font les bons maîtres qui
s’intéressent particulièrement aux plus mauvais élèves.
