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burke nous adopte
TUER POUR SURVIVRE — CHASSEURS DE TÊTE
LES ORQUES ET LES OURS — L’ORPHELIN — UNE ATTAQUE
BAIN ET BIBERON — LA LEÇON DE NATATION
UNE LONGUE ÉDUCATION — LA VIE RENAIT
La mer est toujours belle, le ciel est sans nuage. Un vol de mouettes
tourne en criant au-dessus d’un glaçon flottant. Les chasseurs de Gambell
ont tué plusieurs morses. Nous avons pris la mer dans l’oumiak de Vernon
pour assister à la chasse et la filmer.
Si l’on en croit les témoignages historiques, cette chasse se déroule,
immuable, depuis plus de mille ans, depuis le ixe siècle. Les morses ont
toujours représenté une trop grande richesse pour que les hommes les laissent
vivre en paix. On estime qu’au cours des cent dernières années, deux à trois
millions de têtes ont été massacrées rien que dans le détroit de Béring. Et
pourtant l’espèce, si elle est réduite en nombre, n’a pas disparu. Peut-être ne
doit-elle son salut qu’à elle-même. Les morses sont allés se reproduire dans
des régions polaires de plus en plus inaccessibles.
L’homme a toujours et aura toujours besoin de tuer pour manger, mais
on ne peut s’empêcher d’éprouver des sentiments contradictoires lorsqu’on
se trouve en face des images sanglantes de la mort des bêtes. Entre elles
et les hommes armés de fusils, équipés de hors-bords, de walkie-talkies, de
jumelles puissantes, les chances commencent peu à peu à devenir inégales.
Le chasseur qui ne pouvait compter jadis que sur son intelligence et son
habileté, dispose grâce à la technique d’une puissance qui l’emporte sur
celle de n’importe quel animal. Heureusement il y a le mauvais temps.
burke nous adopte
TUER POUR SURVIVRE — CHASSEURS DE TÊTE
LES ORQUES ET LES OURS — L’ORPHELIN — UNE ATTAQUE
BAIN ET BIBERON — LA LEÇON DE NATATION
UNE LONGUE ÉDUCATION — LA VIE RENAIT
La mer est toujours belle, le ciel est sans nuage. Un vol de mouettes
tourne en criant au-dessus d’un glaçon flottant. Les chasseurs de Gambell
ont tué plusieurs morses. Nous avons pris la mer dans l’oumiak de Vernon
pour assister à la chasse et la filmer.
Si l’on en croit les témoignages historiques, cette chasse se déroule,
immuable, depuis plus de mille ans, depuis le ixe siècle. Les morses ont
toujours représenté une trop grande richesse pour que les hommes les laissent
vivre en paix. On estime qu’au cours des cent dernières années, deux à trois
millions de têtes ont été massacrées rien que dans le détroit de Béring. Et
pourtant l’espèce, si elle est réduite en nombre, n’a pas disparu. Peut-être ne
doit-elle son salut qu’à elle-même. Les morses sont allés se reproduire dans
des régions polaires de plus en plus inaccessibles.
L’homme a toujours et aura toujours besoin de tuer pour manger, mais
on ne peut s’empêcher d’éprouver des sentiments contradictoires lorsqu’on
se trouve en face des images sanglantes de la mort des bêtes. Entre elles
et les hommes armés de fusils, équipés de hors-bords, de walkie-talkies, de
jumelles puissantes, les chances commencent peu à peu à devenir inégales.
Le chasseur qui ne pouvait compter jadis que sur son intelligence et son
habileté, dispose grâce à la technique d’une puissance qui l’emporte sur
celle de n’importe quel animal. Heureusement il y a le mauvais temps.
