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Nombre d’entre eux sont élevés industriellement, soit pour l’alevinage,
soit jusqu’à la taille marchande. Ils font l’objet d’une abondante législation, avec notamment des tailles de prises minimales réglementaires.
Leur systématique est encore assez confuse et leur détermination souvent difficile, particulièrement au niveau des sous-espèces ou des races
géographiques. C’est en effet une famille très polymorphe, présentant de
remarquables facultés d’adaptation aux différents biotopes et il est généralement impossible de distinguer les caractères phénotypiques des caractères génotypiques, eux-mêmes très plastiques. Ajoutons à cela d’importantes variations, tant dans la morphologie que dans la coloration, liées
au sexe, à l’âge ou à la maturité sexuelle. Enfin les interventions humaines, par apport artificiel et mélange de souches à patrimoine génétique
incertain, conduisent souvent, par hybridation, à des formes indéterminables, notamment pour les Corégones.
Écailles petites, cycloïdes, adhérentes. Tête nue. De nombreux rayons
branchiostèges et appendices pyloriques. Vessie gazeuse communiquant
avec l’intestin (physostomes). Pelviennes abdominales.
Clé des Genres
• Grande bouche atteignant ou dépassant l’aplomb du milieu de l’œil.
Fortes dents. Vomer généralement denté. Corps fusiforme. Au moins
110 écailles en ligne longitudinale.
△ Moins de 150 écailles en ligne longitudinale ........
Salmo
△ Plus de 150 écailles en ligne longitudinale.
■ Premier rayon des pectorales, des pelviennes et de l’anale
habituellement blanc brillant. Au plus 13 rayons à l’anale dont
la base est plus courte que son plus grand rayon Salvelinus
■ Pectorales, pelviennes et anale sans bordure blanche. Au moins
13 rayons à l’anale dont la base est plus longue que son plus
long rayon....................................................... Oncorhynchus
• Bouche peu fendue, n’atteignant pas l’aplomb du milieu de l’œil.
Dents minuscules ou absentes. Vomer sans dents. Corps assez comprimé. Au plus 105 écailles en ligne longitudinale . . . Coregonus
Genre SALMO
Très proches par leur morphologie, leur coloration et leur biologie, le
Saumon et la Truite de mer ne sont pas toujours faciles à différencier et
leur détermination devra être fondée sur l’ensemble des caractères distinctifs. Chacun de ces caractères est en effet trop fluctuant, pour pouvoir être utilisé seul avec certitude.
Ce sont, à coup sûr, les deux espèces les plus prisées des pêcheurs
dans les eaux douces de l’Europe occidentale.
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