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Le quadrille
des langoustes
Les derniers des Qawashqars • L*île des Femmes
Les requins dormeurs • A la queue leu leu
Les mérous de Belize.
Aucune mission n’a été plus dure, pour la Calypso, pour
son équipe, pour le commandant Cousteau et son fils Philippe,
que celle de l’Antarctique... Le bateau a souffert. Il se remet en
partie de ses blessures au chantier naval de Punta Arenas, au
Chili, dans le détroit de Magellan. Hélice réparée, coque
étanchée, il clôt son voyage au bout du monde par une
navigation de découverte dans les canaux de l’archipel magellanique.
Nous nous faufilons dans ce dédale de milliers d’îles où il
pleut trois cents jours par an. Nous saluons les otaries de
Patagonie, les cormorans de Magellan et les baleines franches
noires. Nous rendons visite aux vingt-sept derniers survivants
du peuple des Alakalufs, ou Qawashqars : ces Fuégiens, qu’on
appelait le Peuple des canaux, ont été décimés par la violence
des colons européens, et surtout par les maladies des Blancs :
la rougeole, la grippe, la syphilis, la tuberculose... Ils ne sont
plus qu’une poignée à sillonner, sur leurs canots d’écorce, les
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Le quadrille
des langoustes
Les derniers des Qawashqars • L*île des Femmes
Les requins dormeurs • A la queue leu leu
Les mérous de Belize.
Aucune mission n’a été plus dure, pour la Calypso, pour
son équipe, pour le commandant Cousteau et son fils Philippe,
que celle de l’Antarctique... Le bateau a souffert. Il se remet en
partie de ses blessures au chantier naval de Punta Arenas, au
Chili, dans le détroit de Magellan. Hélice réparée, coque
étanchée, il clôt son voyage au bout du monde par une
navigation de découverte dans les canaux de l’archipel magellanique.
Nous nous faufilons dans ce dédale de milliers d’îles où il
pleut trois cents jours par an. Nous saluons les otaries de
Patagonie, les cormorans de Magellan et les baleines franches
noires. Nous rendons visite aux vingt-sept derniers survivants
du peuple des Alakalufs, ou Qawashqars : ces Fuégiens, qu’on
appelait le Peuple des canaux, ont été décimés par la violence
des colons européens, et surtout par les maladies des Blancs :
la rougeole, la grippe, la syphilis, la tuberculose... Ils ne sont
plus qu’une poignée à sillonner, sur leurs canots d’écorce, les
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