CAPITAINE DE LA CALYPSO
Calypso. Philippe Cousteau profite de l’absence de vent pour
s’élever dans l’air. Il nous crie son émerveillement dans son
walkie-talkie. Il aperçoit à plus d’un mille les souffles d’un
groupe de baleines.
Le soir, nous nous amarrons à un iceberg de deux cents
mètres de côté, dont le capitaine Bougaran évalue la masse à
huit millions de tonnes...
« C’est cela, l’Antarctique, remarque le Pacha : de l’eau
douce. Treize millions de kilomètres carrés d’eau douce, sur
une épaisseur qui dépasse quatre mille mètres... La plus
formidable réserve de la planète... Il est impensable qu’un
jour les hommes songent à exploiter les richesses minérales de
ce continent. Le risque serait trop grand. Un crime contre
l’avenir, contre le climat de la Terre, contre les générations
futures ! »
Je plonge en soucoupe avec Cousteau. Une révélation...
Nous descendons dans des nuages de krill, puis de mollusques
planctoniques. Nous traversons des bancs de méduses bleues,
vertes ou rose vif. Le fond de la mer est incroyablement riche
en espèces : des éponges, des cœlentérés hydraires, des vers
tubicoles, dont beaucoup n’ont jamais été décrits par les
zoologistes, se pressent sur le sédiment. Voici de grosses
anémones de mer brunes, des mollusques bivalves, des
galathées rouges, des étoiles de mer-soleils à plus de vingt bras,
des concombres de mer, des semis d’oursins et d’ascidies. Un
étrange animal arpente le fond tel un extra-terrestre : un
pycnogonide ; monté sur quatre paires de pattes-échasses, c’est
un cousin non pas des crabes, auquel il ressemble, mais des
araignées. Les poissons me paraissent moins nombreux : nos
phares éclairent des sortes de gobies argentés, puis une morue
antarctique (rien à voir avec les morues de Terre-Neuve!). Et
nous contemplons la vedette : le poisson-glace. Cet animal,
long d’une vingtaine de centimètres, est quasi transparent. Son
sang décoloré contient une protéine antigel : il évolue sans
problème dans des eaux dont la température descend audessous de zéro degré !
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Calypso. Philippe Cousteau profite de l’absence de vent pour
s’élever dans l’air. Il nous crie son émerveillement dans son
walkie-talkie. Il aperçoit à plus d’un mille les souffles d’un
groupe de baleines.
Le soir, nous nous amarrons à un iceberg de deux cents
mètres de côté, dont le capitaine Bougaran évalue la masse à
huit millions de tonnes...
« C’est cela, l’Antarctique, remarque le Pacha : de l’eau
douce. Treize millions de kilomètres carrés d’eau douce, sur
une épaisseur qui dépasse quatre mille mètres... La plus
formidable réserve de la planète... Il est impensable qu’un
jour les hommes songent à exploiter les richesses minérales de
ce continent. Le risque serait trop grand. Un crime contre
l’avenir, contre le climat de la Terre, contre les générations
futures ! »
Je plonge en soucoupe avec Cousteau. Une révélation...
Nous descendons dans des nuages de krill, puis de mollusques
planctoniques. Nous traversons des bancs de méduses bleues,
vertes ou rose vif. Le fond de la mer est incroyablement riche
en espèces : des éponges, des cœlentérés hydraires, des vers
tubicoles, dont beaucoup n’ont jamais été décrits par les
zoologistes, se pressent sur le sédiment. Voici de grosses
anémones de mer brunes, des mollusques bivalves, des
galathées rouges, des étoiles de mer-soleils à plus de vingt bras,
des concombres de mer, des semis d’oursins et d’ascidies. Un
étrange animal arpente le fond tel un extra-terrestre : un
pycnogonide ; monté sur quatre paires de pattes-échasses, c’est
un cousin non pas des crabes, auquel il ressemble, mais des
araignées. Les poissons me paraissent moins nombreux : nos
phares éclairent des sortes de gobies argentés, puis une morue
antarctique (rien à voir avec les morues de Terre-Neuve!). Et
nous contemplons la vedette : le poisson-glace. Cet animal,
long d’une vingtaine de centimètres, est quasi transparent. Son
sang décoloré contient une protéine antigel : il évolue sans
problème dans des eaux dont la température descend audessous de zéro degré !
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