CAPITAINE DE LA CALYPSO
découvrons que, pour sauter, ils utilisent à merveille la
puissance des contre-courants qui naissent au pied des chutes.
Nous sommes les témoins du manège des ours bruns Ceux
de Kodiak comptent parmi les géants de l’espèce . jusqu’à
trois mètres soixante de hauteur, quand ils se dressent sur
leurs pieds plats... Pour les plantigrades, la migration des
saumons constitue une aubaine. Ils marchent dans le courant,
plongent la tête dans l’eau et la ressortent presque à chaque
fois avec un poisson dans la gueule. Ou bien ils attendent en
haut d’une cascade que leurs victimes leur sautent dans la
bouche. Par contre, je n’en vois aucun qui pêche avec sa patte,
comme on prétend qu’ils le font...
Les ours ne sont pas seuls à aimer la chair rose des saumons.
Les aigles à tête blanche (qu’on qualifie parfois de
« chauves », et qui sont l’emblème des Etats-Unis) en consomment ; tout comme les renards — et les goélands, qui picorent
les restes abandonnés par les ours.
Les saumons qui échappent à ces dangers et parviennent
jusque dans leur ruisseau natal entament la danse d’amour de
l’espèce. Le mâle et la femelle tournent au-dessus d’un lit de
gravier, dans lequel la seconde creuse un sillon avec sa queue.
Elle lâche des centaines d’œufs blanc rosé dans le nid, que son
compagnon arrose de laitance (sperme). Epuisés, les adultes
qui ont donné la vie se laissent aller au fil de l’eau. Leur peau
se nécrose ; ils semblent vieillir en accéléré ; ils meurent — sans
exception (contrairement aux saumons de l’Atlantique, chez
lesquels certains reproducteurs retournent à la mer). Dans
quelques semaines, les œufs écloront. Les alevins deviendront
parrs, puis (dans un an) tacons (ou smolts) : ils nageront vers
l’océan, où ils grandiront pendant quatre années, avant
d’entreprendre à leur tour le périlleux voyage amont vers leur
ruisseau natal.
Nous avons fait du bon travail à l’île Kodiak. Nous
regagnons la Calypso. Dans la baie de Bristol, l’équipe a étudié
les morses.
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découvrons que, pour sauter, ils utilisent à merveille la
puissance des contre-courants qui naissent au pied des chutes.
Nous sommes les témoins du manège des ours bruns Ceux
de Kodiak comptent parmi les géants de l’espèce . jusqu’à
trois mètres soixante de hauteur, quand ils se dressent sur
leurs pieds plats... Pour les plantigrades, la migration des
saumons constitue une aubaine. Ils marchent dans le courant,
plongent la tête dans l’eau et la ressortent presque à chaque
fois avec un poisson dans la gueule. Ou bien ils attendent en
haut d’une cascade que leurs victimes leur sautent dans la
bouche. Par contre, je n’en vois aucun qui pêche avec sa patte,
comme on prétend qu’ils le font...
Les ours ne sont pas seuls à aimer la chair rose des saumons.
Les aigles à tête blanche (qu’on qualifie parfois de
« chauves », et qui sont l’emblème des Etats-Unis) en consomment ; tout comme les renards — et les goélands, qui picorent
les restes abandonnés par les ours.
Les saumons qui échappent à ces dangers et parviennent
jusque dans leur ruisseau natal entament la danse d’amour de
l’espèce. Le mâle et la femelle tournent au-dessus d’un lit de
gravier, dans lequel la seconde creuse un sillon avec sa queue.
Elle lâche des centaines d’œufs blanc rosé dans le nid, que son
compagnon arrose de laitance (sperme). Epuisés, les adultes
qui ont donné la vie se laissent aller au fil de l’eau. Leur peau
se nécrose ; ils semblent vieillir en accéléré ; ils meurent — sans
exception (contrairement aux saumons de l’Atlantique, chez
lesquels certains reproducteurs retournent à la mer). Dans
quelques semaines, les œufs écloront. Les alevins deviendront
parrs, puis (dans un an) tacons (ou smolts) : ils nageront vers
l’océan, où ils grandiront pendant quatre années, avant
d’entreprendre à leur tour le périlleux voyage amont vers leur
ruisseau natal.
Nous avons fait du bon travail à l’île Kodiak. Nous
regagnons la Calypso. Dans la baie de Bristol, l’équipe a étudié
les morses.
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