LE LAGON DES BALEINES GRISES
pour faire éclater la carapace ou la coquille de leurs proies,
elles attrapent une pierre au fond. Elles s’installent en surface,
couchées sur le dos. Elles frappent le crustacé, le coquillage ou
l’échinoderme sur le caillou qui fait fonction d’enclume,
jusqu’à faire éclater l’armure...
Les pêcheurs de crabes et d’abalones n’aiment pas les
loutres de mer. Ils les accusent de piller « leurs » ressources —
alors qu’ils sont, de toute évidence, les seuls responsables de la
raréfaction de ces richesses naturelles. Ils se moquent des
mesures de protection dont les jolis mammifères font l’objet.
Quand ils en voient, ils sortent leur Winchester ; quand ils en
prennent une dans leur filet, ils ne lui font pas de quartier.
Le 1er juin 1969, non loin de La Jolla, en Californie, se tient
un extraordinaire rassemblement : celui de la quasi-totalité
des mini-submersibles en service dans le monde. La soucoupe
plongeante (que je pilote) rejoint dans l’eau nos deux « puces
de mer » (où sont André Laban et Raymond Coll), mais
également les engins américains Beaver, Dowb, Deepquest, Star II
et Nekton. Un véritable jamboree aquatique, un rallye des
soucoupes qui prouve que, désormais, l’humanité est prête à
coloniser l’océan. Pour le bien de ce dernier, ou pour son mal ?
La question reste posée.
Le 10 juin 1969, la Calypso entre dans le port de Seattle et
accoste devant l’emplacement du chantier naval où elle fut
construite, quarante-sept ans auparavant. Des ouvriers se
souviennent du modeste dragueur de mines J.B. 26, dont
personne ne pouvait deviner qu’il deviendrait le plus fameux
bateau d’exploration du monde.
pour faire éclater la carapace ou la coquille de leurs proies,
elles attrapent une pierre au fond. Elles s’installent en surface,
couchées sur le dos. Elles frappent le crustacé, le coquillage ou
l’échinoderme sur le caillou qui fait fonction d’enclume,
jusqu’à faire éclater l’armure...
Les pêcheurs de crabes et d’abalones n’aiment pas les
loutres de mer. Ils les accusent de piller « leurs » ressources —
alors qu’ils sont, de toute évidence, les seuls responsables de la
raréfaction de ces richesses naturelles. Ils se moquent des
mesures de protection dont les jolis mammifères font l’objet.
Quand ils en voient, ils sortent leur Winchester ; quand ils en
prennent une dans leur filet, ils ne lui font pas de quartier.
Le 1er juin 1969, non loin de La Jolla, en Californie, se tient
un extraordinaire rassemblement : celui de la quasi-totalité
des mini-submersibles en service dans le monde. La soucoupe
plongeante (que je pilote) rejoint dans l’eau nos deux « puces
de mer » (où sont André Laban et Raymond Coll), mais
également les engins américains Beaver, Dowb, Deepquest, Star II
et Nekton. Un véritable jamboree aquatique, un rallye des
soucoupes qui prouve que, désormais, l’humanité est prête à
coloniser l’océan. Pour le bien de ce dernier, ou pour son mal ?
La question reste posée.
Le 10 juin 1969, la Calypso entre dans le port de Seattle et
accoste devant l’emplacement du chantier naval où elle fut
construite, quarante-sept ans auparavant. Des ouvriers se
souviennent du modeste dragueur de mines J.B. 26, dont
personne ne pouvait deviner qu’il deviendrait le plus fameux
bateau d’exploration du monde.
