LE LAGON DES BALEINES GRISES
s’agirait, ni plus ni moins, que du monceau d’or, d’argent,
d’émeraudes et de perles que le dernier Fils du Soleil, l’Inca
suprême Atahualpa, aurait fait immerger dans les eaux sacrées
du lac pour le soustraire à la rapacité des conquistadores de
Pizarre...
Le professeur Edgerton participe à cette mission. Il nous
fournit un détecteur de métaux. Résultat de nos investigations : néant. Mais le Titicaca est immense... Pour accroître
nos chances de découvrir quelque chose d’intéressant, Raymond Coll et moi prenons place dans nos « puces de mer ».
Les deux submersibles s’enfoncent dans les eaux étranges du
lac Titicaca. C’est la première fois qu’un sous-marin descend
dans un lac situé à près de quatre mille mètres d’altitude !
Profondeur : cinquante mètres... Cent... Cent vingt... Passé
l’étage des roseaux, le fond n’est qu’une succession de vallées
partiellement comblées par les sédiments que les innombrables
torrents tributaires arrachent à la cordillère des Andes.
Jusqu’à cent vingt mètres, j’aperçois dans le pinceau de mes
phares des traces bizarres, en zigzag, que je suis. Il ne s’agit
pas de messages secrets laissés par les Incas, et qui nous
mèneraient au trésor : ce sont des empreintes de pattes de
crapauds !... Jamais je n’aurais pensé (aucun scientifique ne
voudra nous croire quand nous livrerons cette information)
que des batraciens puissent vivre à cent vingt mètres. Ce sera
notre plus grande découverte, au lac Titicaca...
Le 20 novembre 1968, ayant récupéré l’équipe et son
matériel, la Calypso lève l’ancre en direction du nord. Cachalots. Dauphins. Otaries. Requins. Espadons. Poissons
volants... Nous relâchons à l’île Coco : encore un site au
trésor ! C’est ici, a-t-on écrit, que le fameux pirate Barbe-Noire
enterra le produit de ses rapines. Des dizaines d’aventuriers,
munis de plans prétendument infaillibles, ont retourné le sol
de cette terre hérissée d’une abondante végétation tropicale, et
Qui appartient au Costa Rica. Aucun n’a jamais extrait le
moindre ducat, ni le plus petit rubis, ni la plus modeste perle.
Mais la légende ne meurt pas... Quant à nous, ne nous
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s’agirait, ni plus ni moins, que du monceau d’or, d’argent,
d’émeraudes et de perles que le dernier Fils du Soleil, l’Inca
suprême Atahualpa, aurait fait immerger dans les eaux sacrées
du lac pour le soustraire à la rapacité des conquistadores de
Pizarre...
Le professeur Edgerton participe à cette mission. Il nous
fournit un détecteur de métaux. Résultat de nos investigations : néant. Mais le Titicaca est immense... Pour accroître
nos chances de découvrir quelque chose d’intéressant, Raymond Coll et moi prenons place dans nos « puces de mer ».
Les deux submersibles s’enfoncent dans les eaux étranges du
lac Titicaca. C’est la première fois qu’un sous-marin descend
dans un lac situé à près de quatre mille mètres d’altitude !
Profondeur : cinquante mètres... Cent... Cent vingt... Passé
l’étage des roseaux, le fond n’est qu’une succession de vallées
partiellement comblées par les sédiments que les innombrables
torrents tributaires arrachent à la cordillère des Andes.
Jusqu’à cent vingt mètres, j’aperçois dans le pinceau de mes
phares des traces bizarres, en zigzag, que je suis. Il ne s’agit
pas de messages secrets laissés par les Incas, et qui nous
mèneraient au trésor : ce sont des empreintes de pattes de
crapauds !... Jamais je n’aurais pensé (aucun scientifique ne
voudra nous croire quand nous livrerons cette information)
que des batraciens puissent vivre à cent vingt mètres. Ce sera
notre plus grande découverte, au lac Titicaca...
Le 20 novembre 1968, ayant récupéré l’équipe et son
matériel, la Calypso lève l’ancre en direction du nord. Cachalots. Dauphins. Otaries. Requins. Espadons. Poissons
volants... Nous relâchons à l’île Coco : encore un site au
trésor ! C’est ici, a-t-on écrit, que le fameux pirate Barbe-Noire
enterra le produit de ses rapines. Des dizaines d’aventuriers,
munis de plans prétendument infaillibles, ont retourné le sol
de cette terre hérissée d’une abondante végétation tropicale, et
Qui appartient au Costa Rica. Aucun n’a jamais extrait le
moindre ducat, ni le plus petit rubis, ni la plus modeste perle.
Mais la légende ne meurt pas... Quant à nous, ne nous
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