CAPITAINE DE LA CALYPSO
Je prends à part André Laban, et je lui demande ce qu’il
pense sincèrement de son aventure.
« Oh! bien sûr, dit-il, j’en suis globalement content. Mais
que de regrets, aussi ! J’ai passé mon mois d’océanaute à
travailler comme un malade, à parer au plus pressé, à avoir
froid, à me sentir fatigué... Mais cette mission aurait aussi pu
devenir un prodigieux voyage. J’aurais pu flâner; goûter
chaque instant d’une aventure unique... Au lieu de quoi j’en ai
bavé comme si j’avais dû aller chaque matin à l’usine. Pour le
prochain numéro de Précontinent, je proposerai au Pacha
d’inclure dans le temps de séjour des océanautes deux ou trois
ponts du Premier-Mai... »
Précédent

- 250/424

Suivant