LE VILLAGE DE LA MER ROUGE
homonyme), technicien sous-marin ; et le professeur Raymond
Vaissière, directeur du laboratoire de biologie marine du
Musée océanographique de Monaco. Ils revêtent une tenue de
plongée argentée spéciale, qui les distingue des autres plongueurs (habillés de noir) et signifie, en quelque sorte :
« Interdiction de remonter à la surface sans avoir, au préalable, subi une longue séance de décompression... »
Les quatre hommes passent leur première nuit dans la
maison où ils vivront pendant un mois. Le Pacha a dîné avec
eux. Je leur rends visite à mon tour : ils sont un peu angoissés,
mais heureux.
Les premiers jours de l’expérience se déroulent sans histoire.
Les océanautes travaillent. Claude Wesly reçoit, par le moyen
de la cocotte-minute messagère, un colis bizarre : un perroquet! Un vrai perroquet vivant, avec des plumes et un bec
courbe, qui reçoit non pas le nom de Coco, mais celui de son
nouveau maître, Claude... L’oiseau n’est pas là pour rien :
c’est un détecteur de gaz toxiques. Si le dispositif d’épuration
de l’atmosphère de la maison sous-marine tombe en panne, il
en sera le premier affecté; les océanautes pourront donner
l’alerte avant d’avoir eux-mêmes ressenti les premiers symptômes d’intoxication. Sans aucun complexe, le perroquet
Claude s’adapte à son environnement bizarre : c’est le premier
de sa race à vivre sous plus de dix mètres d’eau... L’épisode le
plus comique survient lorsque, regardant les poissons à travers
le hublot, le perroquet Claude tombe nez à nez avec un...
poisson-perroquet aussi vert que lui, et doté d’un bec aussi
dur!
Dans cette expérience Précontinent II, l’une de mes tâches
consiste à piloter la soucoupe plongeante : je fais, en quelque
sorte, le taxi sous-marin... Comme nous avons baptisé Etoile
de Mer la maison principale, le garage de la soucoupe reçoit
un nom qui décrit sa forme : l’Oursin. Y pénétrer n’est pas si
simple que de ranger sa voiture dans le garage d’un pavillon de
banlieue ! Un ou deux plongeurs doivent me guider. Je vise —
dans les trois dimensions : attention au plafond ! — afin de
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homonyme), technicien sous-marin ; et le professeur Raymond
Vaissière, directeur du laboratoire de biologie marine du
Musée océanographique de Monaco. Ils revêtent une tenue de
plongée argentée spéciale, qui les distingue des autres plongueurs (habillés de noir) et signifie, en quelque sorte :
« Interdiction de remonter à la surface sans avoir, au préalable, subi une longue séance de décompression... »
Les quatre hommes passent leur première nuit dans la
maison où ils vivront pendant un mois. Le Pacha a dîné avec
eux. Je leur rends visite à mon tour : ils sont un peu angoissés,
mais heureux.
Les premiers jours de l’expérience se déroulent sans histoire.
Les océanautes travaillent. Claude Wesly reçoit, par le moyen
de la cocotte-minute messagère, un colis bizarre : un perroquet! Un vrai perroquet vivant, avec des plumes et un bec
courbe, qui reçoit non pas le nom de Coco, mais celui de son
nouveau maître, Claude... L’oiseau n’est pas là pour rien :
c’est un détecteur de gaz toxiques. Si le dispositif d’épuration
de l’atmosphère de la maison sous-marine tombe en panne, il
en sera le premier affecté; les océanautes pourront donner
l’alerte avant d’avoir eux-mêmes ressenti les premiers symptômes d’intoxication. Sans aucun complexe, le perroquet
Claude s’adapte à son environnement bizarre : c’est le premier
de sa race à vivre sous plus de dix mètres d’eau... L’épisode le
plus comique survient lorsque, regardant les poissons à travers
le hublot, le perroquet Claude tombe nez à nez avec un...
poisson-perroquet aussi vert que lui, et doté d’un bec aussi
dur!
Dans cette expérience Précontinent II, l’une de mes tâches
consiste à piloter la soucoupe plongeante : je fais, en quelque
sorte, le taxi sous-marin... Comme nous avons baptisé Etoile
de Mer la maison principale, le garage de la soucoupe reçoit
un nom qui décrit sa forme : l’Oursin. Y pénétrer n’est pas si
simple que de ranger sa voiture dans le garage d’un pavillon de
banlieue ! Un ou deux plongeurs doivent me guider. Je vise —
dans les trois dimensions : attention au plafond ! — afin de
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