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La croisière
du Monde du silence
Le seuil de Sicile • L’idée de la soucoupe
Les poissons volants • La tragédie du bébé cachalot
Une rage aveugle.
Je rentre à Marseille avec le sentiment d’avoir beaucoup
appris et d’avoir encore tout à apprendre...
Le commandant Cousteau consacre le deuxième semestre de
1954 à la Méditerranée — ma Méditerranée. Je prépare ces
missions par quelques belles plongées en scaphandre dans la
calanque de Sormiou. Chaque fois que je m’enfonce sous la
surface, j’ai l’impression de palmer vers un rendez-vous. Mes
copains les mérous m’attendent. Contrairement au globetrotter de la Calypso que je suis devenu, ce sont d’incorrigibles
sédentaires. Non seulement ils ne quittent pas leur crique,
mais ils passent pratiquement leur existence dans le même
trou...
Fin août, nous embarquons pour une croisière d’océanographie scientifique, sous la direction du professeur Jean-Marie
Pérès, de la station biologique d’Endoume. De Marseille, nous
gagnons Bizerte. En un quinzaine de jours, nous explorons —
avec nos sondeurs, nos dragues, nos appareils de photographie
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