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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
d’autres phénomènes (pie la reproduction peuvent être le signe permettant
d’identifier races ou autres groupes. »
1.3. EFFETS SUPERPOSÉS DE L’HÉRÉDITÉ
ET DE L’AMBIANCE. RACES LOCALES
Des caractères méristiques (4.20) comme le nombre moyen de vertèbres,
d’écailles sur la ligne latérale ou de rayons osseux de telle ou telle nageoire
avaient été primitivement retenus comme des caractères héréditaires
immuables. Par la suite de nombreux auteurs (Jordan, 1892; Johansen
et Krogh, 1914 ; Hunstman, 1919 ; Schmidt, 1921 ; Hubbs, 1922 ; Mottley,
1934, 1937 ; Taning, 1944, 1946, 1950 ; Vibert, 1954) montrèrent que ces
caractères étaient ou pouvaient être fonction des valeurs de certains facteurs externes durant une période critique dite période «sensitive» de l’incubation. Parmi les facteurs externes les plus étudiés, figurent la température
et ses variations, la salinité et la densité de l’eau de mer. Évidemment en
relation avec la latitude, ces facteurs, par les variations méristiques qu’ils
provoquent, nous conduisent à identifier des races locales au sujet desquelles
Johansen (1936) arrive aux conclusions suivantes :
(1) A l’intérieur d’un même genre, les espèces méridionales ont le nombre
de vertèbres le plus faible, les espèces nordiques le nombre le plus élevé
(JORD AN, 1891).
(2) A l'intérieur d’une même espèce, le nombre moyen de vertèbres
s'accroît en allant du Sud au Nord.
(3) A l'intérieur d’une même classe d’àge, en un même lieu, le nombre
moyen de vertèbres s’accroît des plus petits individus aux plus grands,
c’est-à-dire (pie ceux nés tard en saison se rapprochent des individus des
régions plus méridionales, et que ceux nés tôt en saison s’apparentent aux
individus des localités plus nordiques (cette troisième proposition prête
encore à discussion).
Les variations expérimentales de ces facteurs ambiants se répercutant
directement sur le développement embryonnaire des œufs qui y sont soumis,
on doit admettre que cette action de l’ambiance est temporaire. Le degré
de fixité des races locales correspondantes n’est que le résultat du degré de
fixité des conditions ambiantes.
\vec les races locales de saumons, le problème se complique quelque
peu. Il est fort possible que certains comportements des saumons, la durée
de leur séjour en rivière, ou en mer, soient sous la dépendance du milieu,
au lieu d'être héréditaires. Les travaux de White et Hunstman (1938)
semblent donner la priorité au milieu. Ceux de Vibert (1950) à l’hérédité.
Mais, dans le cas particulier, il n’est pas prouvé (pie la tendance héréditaire
constatée dans des classes d'âges différentes ne soit pas le résultat d’une
liaison de ces classes d'âges distinctes avec des zones de fraye différentes.
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
d’autres phénomènes (pie la reproduction peuvent être le signe permettant
d’identifier races ou autres groupes. »
1.3. EFFETS SUPERPOSÉS DE L’HÉRÉDITÉ
ET DE L’AMBIANCE. RACES LOCALES
Des caractères méristiques (4.20) comme le nombre moyen de vertèbres,
d’écailles sur la ligne latérale ou de rayons osseux de telle ou telle nageoire
avaient été primitivement retenus comme des caractères héréditaires
immuables. Par la suite de nombreux auteurs (Jordan, 1892; Johansen
et Krogh, 1914 ; Hunstman, 1919 ; Schmidt, 1921 ; Hubbs, 1922 ; Mottley,
1934, 1937 ; Taning, 1944, 1946, 1950 ; Vibert, 1954) montrèrent que ces
caractères étaient ou pouvaient être fonction des valeurs de certains facteurs externes durant une période critique dite période «sensitive» de l’incubation. Parmi les facteurs externes les plus étudiés, figurent la température
et ses variations, la salinité et la densité de l’eau de mer. Évidemment en
relation avec la latitude, ces facteurs, par les variations méristiques qu’ils
provoquent, nous conduisent à identifier des races locales au sujet desquelles
Johansen (1936) arrive aux conclusions suivantes :
(1) A l’intérieur d’un même genre, les espèces méridionales ont le nombre
de vertèbres le plus faible, les espèces nordiques le nombre le plus élevé
(JORD AN, 1891).
(2) A l'intérieur d’une même espèce, le nombre moyen de vertèbres
s'accroît en allant du Sud au Nord.
(3) A l'intérieur d’une même classe d’àge, en un même lieu, le nombre
moyen de vertèbres s’accroît des plus petits individus aux plus grands,
c’est-à-dire (pie ceux nés tard en saison se rapprochent des individus des
régions plus méridionales, et que ceux nés tôt en saison s’apparentent aux
individus des localités plus nordiques (cette troisième proposition prête
encore à discussion).
Les variations expérimentales de ces facteurs ambiants se répercutant
directement sur le développement embryonnaire des œufs qui y sont soumis,
on doit admettre que cette action de l’ambiance est temporaire. Le degré
de fixité des races locales correspondantes n’est que le résultat du degré de
fixité des conditions ambiantes.
\vec les races locales de saumons, le problème se complique quelque
peu. Il est fort possible que certains comportements des saumons, la durée
de leur séjour en rivière, ou en mer, soient sous la dépendance du milieu,
au lieu d'être héréditaires. Les travaux de White et Hunstman (1938)
semblent donner la priorité au milieu. Ceux de Vibert (1950) à l’hérédité.
Mais, dans le cas particulier, il n’est pas prouvé (pie la tendance héréditaire
constatée dans des classes d'âges différentes ne soit pas le résultat d’une
liaison de ces classes d'âges distinctes avec des zones de fraye différentes.
