HÉRÉDITÉ. CARACTÈRES RACIAUX
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et dans une meme espèce les individus provenant d’une souche sélectionnée
en fonction de sa bêtise. L’aptitude à sortir d’un labyrinthe (Doc, 1950), la
rapidité d’acquisition de réflexes conditionnés (Adei.man et Bingham, 1956)
peuvent être utilisés comme critères d’« intelligence ».
4.214. Combativité
Le pêcheur au lancer ou à la mouche préfère en général prendre du poisson qui, une fois piqué, se défend bien et saute hors de l’eau, lui procurant
du sport, plutôt qu’un poisson qui se laisse amener comme une planche.
Lne pisciculture de l’Ohio a signalé sélectionner ses géniteurs parmi les
truites qui, à la suite d’un choc, s’enfuyaient avec le maximum de rapidité
(Doc, 1950).
4.215. Fraye et migrations
Thompson (1945) et Schaefer (1951) ont mis en évidence, dans h * bassin
fluvial du Fraser, l’existence de diverses races de saumons sockeye se différenciant, et par la localisation de leurs frayères, et par leurs caractéristiques
migratoires (âge des jeunes à la descente à la mer, époque de remontée des
adultes) et par leur taux de croissance.
Alm (1951) montra par le marquage que le stock d’ombles Salvelinus
alpinus du lac Vâttern, en Suède, se subdivisait en plusieurs « populations •
qui dans l’ensemble se montraient fidèles à leur frayère propre.
Svardson (1950, 1951) montra aussi que, dans un même lac, le stock
de corégones se subdivisait en plusieurs races ayant des zones de fraye
distinctes et des taux de croissance différents.
Les travaux poursuivis par Stuart (1953), en Écosse, montrent que la
truite commune, à son tour, semble dotée, comme les * espèces ci-dessus
d’un instinct de retour à une rivière natale.
Ainsi que nous l’avons vu (4.0), l’exploitation rationnelle d’espèces de
poissons comportant ainsi plusieurs races différant par leur époque de migration, leur époque de reproduction et leur lieu de fraye ne peut être menée
à bien qu’à la condition d’être conçue en fonction de chacune de ces races
et non en fonction de l’espèce dans son ensemble.
Au sujet de ces caractéristiques raciales de reproduction. K esteven (1950)
précise :
« On doit s’attendre à ce que les activités reproductrices et autres puissent
être des caractères raciaux et que, en fait, le degré d’isolement (de localisation) dans lequel les activités reproductrices sont poursuivies mesure l’indépendance des groupes en tant qu’espèces. Puisque de nombreuses migrations
sont associées aux activités reproductrices, elles peuvent apporter une évidence supplémentaire à l’existence de races, identifiées principalement par
leurs caractéristiques de reproduction, qui peuvent ainsi être identifiées
ailleurs que sur leur terrain de fraye. Par ailleurs des migrations liées a
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