HÉRÉDITÉ. CARACTÈRES RACIAUX
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La truite, parmi les poissons d eau douce, le saumon parmi les migrateurs
amphibiotiques, ont donné lieu à de très nombreuses études : Menzies (1925),
Henking (1929), Thompson (1945), Vibert (1950), Schaefer (1951)...
Sur la carpe, les corégones, les anguilles, nombreux travaux également
mais leur ensemble reste encore confus (Kesteven, 1950).
Dans l’élevage de poissons de consommation, une croissance rapide est
un avantage. Elle correspond à un meilleur rendement de la nourriture
absorbée et de la superficie des bassins occupés. La croissance doit être
assez rapide pour que le poisson atteigne la taille marchande avant la maturité sexuelle. Normalement celle-ci provoque en effet un ralentissement
important et durable de la croissance et une diminution de la qualité du
poisson.
4.211. Fécondité (nombre d’œufs)
A l’intérieur d’une même espèce on trouve en général des individus de
fécondité très différente, et il semble bien que ce caractère soit héréditaire.
Faut-il, en élevage, sélectionner automatiquement les géniteurs les plus
féconds comme on serait tenté de le faire au premier abord ? Pour répondre
à cette question il faut voir avec Svardson (1949) et Mââk (1949, 1950)
ce qu’il en est de la sélection naturelle à ce sujet. Si, dans les eaux libres,
rien n’entravait, dans une même espèce, le jeu des différences de fécondité
raciales, les souches à forte fécondité élimineraient rapidement les souches
à faible fécondité. Tel n’est pas le cas, des souches de fécondités différentes
cohabitent. Les œufs les moins nombreux des femelles à faible fécondité,
qui sont en même temps les plus gros, sont ceux qui donnent les poissons
à croissance la plus rapide, tout au moins dans les premiers mois de la vie
(Dahl, 1912 ; Brown, 1946). Svardson rappelle que le rendement de déversements d’alevins d’une espèce de poisson donnée non prédatrice est beaucoup plus important dans un lac vierge que dans un lac peuplé de prédateurs,
et plus important encore que dans un lac contenant déjà celte espèce non
prédatrice. 11 en conclut que la compétition alimentaire, entre jeunes de la
même espèce, est une cause de mortalité plus importante que l’action prédatrice des espèces carnivores. Dans de telles conditions de compétition alimentaire, l’avantage serait donc aux œufs gros, bien que moins nombreux.
Au contraire, dans le cas de suppression de compétition alimentaire, dû
à une surexploitation par la pêche, l’avantage pourrait être a un plus grand
nombre d’œufs, bien que plus petits.
4.212. Rusticité
En Europe Centrale, les éleveurs de carpes s'efforcent d’avoir des reproducteurs qui soient «résistants» aux maladies, aux mauvaises conditions
temporaires de l’eau (légère acidité), aux vidanges, au transport, à 1 hivernage. Ces reproducteurs devraient également être choisis en fonction
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