HÉRÉDITÉ. CARACTÈRES RACIAUX
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Sur le plan pratique, il est à retenir qu’une race qui ne s’identifierait
que par des caractères morphologiques, fussent-ils 100 pour cent héréditaires,
sans caractères physiologiques correspondants, n’aurait, d’intérêt que pour
la systématique et non pour l’exploitation rationnelle des pèches.
4.20. Caractères raciaux morphologiques
Les caractères dits morphologiques concernent dans ce cas particulier
la forme et la structure des poissons. Nombreux sont ces caractères qui.
tels la longueur relative de la tète ou le diamètre des yeux, se prêtent à une
mensuration totale ou partielle. C’est souvent en fonction des variations
de leur croissance relative qu’il y a intérêt à comparer de tels caractères
(Thompson, 1943). D’autres caractères, qualifiés de méristiques, tel le nombre
de vertèbres, d’écailles, de rayons des nageoires, de branchiospines, se prêtent
à une numération précise. Les études de ces dernières années ont montre
que les valeurs moyennes de ces caractères méristiques étaient souvent sous
une étroite dépendance de l’environnement.
4.200. Nombre de vertèbres
L’étude des différences de moyennes vertébrales, à l'échelon « race
ne semble guère avoir été entreprise pour les poissons d’eau douce. Au contraire les recherches de ce genre furent très nombreuses sur les espèces
marines (Kesteven, 1950). Le problème, considéré comme relativement
simple au début, l’est devenu beaucoup moins depuis la mise en évidence
de la variabilité de ce caractère en fonction des conditions ambiantes :
température, salinité, densité (4.3).
4.201. Nombre de rayons de nageoires
Caractère utilisé parallèlement à la moyenne vertébrale principalement
pour certaines espèces marines telles que carrelets, harengs, mulets. De
valeur discutable selon Kesteven (1950).
4.202. Nombre d’écailles sur la ligne latérale
Caractère utilisé pour les corégones (Dottrens, 1950). Kesteven (1959)
ne le considère pas comme satisfaisant.
4.203. Nombre de branchiospines
Caractère largement utilisé avec plus ou moins de succès pour les
corégones, entre autres par Jarvi (1928), Koelz (1929), Dottrens et
Quartier (1949), Dottrens (1950), Svardson (1951).
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