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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
Ces chromosones et leurs gènes se transmettent sans modification de génération en génération à moins qu’un hasard, un accident (un impact de
rayon cosmique sur la cellule par exemple) ne soit capable de modifier
l’agencement des gènes entre eux ou la constitution de l’un d’entre eux.
On assiste alors à une mutation, le nouvel état chromosomique étant héréditaire comme le premier. Alors seulement intervient le milieu qui, par la
sélection naturelle qu’il opère, élimine les mutations défavorables pour ne
laisser subsister que les mutations s’accordant avec lui. L’hérédité des caractères acquis, dogme en U. ILS.S., n’a pas de place dans cette théorie chromosomique de l’hérédité qui. à l’heure actuelle, rallie la majorité des biologistes
occidentaux. Certains faits ne trouvent cependant pas d’explication satisfaisante dans le seul cadre de cette théorie (4.3) des plus séduisantes mais
peut-être encore insuffisante à elle seule.
Sur ces sujets, objets de polémique violente entre l’Est et l’Ouest, nous
retiendrons avec I’Héritier (1954) :
« Ce qui est certain, en tous cas, c’est que l’observation de quelques cas
d’hérédité de caractères acquis ne doit nullement entraîner le rejet de toute
la génétique chromosomique classique... Très généralement considéré dans
les pays Anglo-Saxons comme la seule théorie de l’évolution, qui ne soit
en contradiction ni avec les propriétés actuelles de la vie, ni avec les faits
paléontologiques, le Néo-Darwinisme est encore considéré avec méfiance
par quelques autres biologistes. Il semble cependant que l’extrapolation
sur laquelle il se base, bien qu’incontestablement audacieuse, présente la
seule attitude scientifique possible devant le problème historique de l’évolution, parce qu’elle est la seule à ne faire intervenir que les propriétés actuelles,
expérimentalement observables, de la vie. Cela ne signifie naturellement
pas qu’elle doive être considérée comme un dogme définitif, puisqu’il est
de la nature même de toute connaissance scientifique d’être provisoire et
indéfiniment perfectible. »
1.2. CARACTÈRES RACIAUX
THÉORIQUEMENT HÉRÉDITAIRES. SÉLECTION
Les auteurs classent en général les caractères héréditaires permettant
d’identifier espèces ou races fixées en caractères morphologiques et caractères physiologiques. Par définition, ces caractères héréditaires font partie
du patrimoine génotypique du groupement. Seule une mutation, conséquence
d'un hasard, peut faire varier ce patrimoine héréditaire qui selon les théories
admises actuellement (réserve faite de l’U.lLS.S.) n’est pas sous la dépendance de l'ambiance. Nous verrons que malheureusement les faits sont plus
complexes que nous ne le désirerions, et que, à défaut d’action profonde de
l’ambiance sur l’hérédité, force nous est de reconnaître au moins une superposition de faction de l’ambiance à celle de l’hérédité dont les caractères
apparents ne sont pas toujours immuables (4.3).
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