HÉRÉDITÉ. NATURE ET IMPORTANCE DES PROBLÈMES
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sements d’égouts ou d’envasements. Un repeuplement artificiel judicieusement conduit, à base d’œufs prélevés sur la race B, sera de nature à rétablir
la situation car, laissés à eux-mêmes dans les frayères dégradées, ces œufs
subiraient une mortalité anormale, peut-être même totale. Au contraire
un repeuplement artificiel, à base d’œufs prélevés sur la race A, a de fortes
chances d’être inopérant car, laissés à eux-mêmes dans une bonne frayère,
ces œufs auraient toutes chances de donner des résultats au moins équivalents à ceux de la pisciculture (10.05). Ceci nous montre que, sur les eaux
libres, les interventions de l’aménagiste n’auront leur pleine eflicacité qu’autant qu’elles ne seront pas basées sur les caractères généraux des grandes
« espèces » considérées dans leur ensemble, mais sur les caractères de chaque
race considérée isolément. Dans les eaux closes de leurs élevages, les pisciculteurs ne pourront de même améliorer leurs stocks par la sélection
(Hagedorn’s, 1934; Davis, 1953), voire par la production d’hybrides,
qu’autant que leurs interventions seront conformes aux lois de la génétique.
1.1. RAPPEL DES THÉORIES SUR L’HÉRÉDITÉ
ET L’ÉVOLUTION
Quelques savants soutiennent encore la théorie de la création individuelle des espèces ou fixisme et repoussent le transformisme, c’est-à-dire
la chaîne continue allant du protozoaire à l’homme. Sans nier totalement
l’évolution, ils la cantonnent dans une modification limitée à chaque espèce.
La masse des biologistes voit au contraire dans le transformisme l’interprétation correcte de l’histoire de la vie. D’accord sur l’existence même
de cette évolution, ces biologistes ne le sont pas encore sur sa cause et son
mécanisme. En France, Lamarck (1744-1829), voyait dans l’évolution une
influence du milieu fixée ensuite par l’hérédité. Jusqu’à présent seuls les
biologistes de l’U.R.S.S., avec Mitchourine, prétendent avoir obtenu expérimentalement confirmation de cette théorie, confirmation qui n’a pas emporté
l’adhésion des biologistes européens et américains. En Angleterre, Darwin
(1809-1882) se référait encore à l’influence du milieu qui, par la sélection,
conséquence de la lutte pour la vie, éliminait les plus faibles. Cela n’expliquait pas l’apparition de nouveaux sujets mieux adaptés aux circonstances
du moment. En Autriche, le moine Mendel (1822-1884), et en Hollande
le botaniste de Vries (1848-1935) établirent ensuite par leurs expériences
les bases de la théorie chromosomique de l’hérédité. Reprise ensuite par
l’américain Morgan, cette théorie reçut l’étiquette de Néo-Darwinisme.
Tous les caractères héréditaires correspondent à des particules individualisées ou gènes Q) constituant les chromosones des noyaux des cellules.
(1) Lorsque les caractéristiques d’un individu sont seulement la conséquence de son hérédité,
elles sont dites génotypiques ou dépendantes de son génotype. Lorsque les caractéristiques d’un
individu sont seulement la conséquence de l’ambiance dans laquelle il a évolué, elles sont dites
phénotypiques ou dépendantes de son phénotype.
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sements d’égouts ou d’envasements. Un repeuplement artificiel judicieusement conduit, à base d’œufs prélevés sur la race B, sera de nature à rétablir
la situation car, laissés à eux-mêmes dans les frayères dégradées, ces œufs
subiraient une mortalité anormale, peut-être même totale. Au contraire
un repeuplement artificiel, à base d’œufs prélevés sur la race A, a de fortes
chances d’être inopérant car, laissés à eux-mêmes dans une bonne frayère,
ces œufs auraient toutes chances de donner des résultats au moins équivalents à ceux de la pisciculture (10.05). Ceci nous montre que, sur les eaux
libres, les interventions de l’aménagiste n’auront leur pleine eflicacité qu’autant qu’elles ne seront pas basées sur les caractères généraux des grandes
« espèces » considérées dans leur ensemble, mais sur les caractères de chaque
race considérée isolément. Dans les eaux closes de leurs élevages, les pisciculteurs ne pourront de même améliorer leurs stocks par la sélection
(Hagedorn’s, 1934; Davis, 1953), voire par la production d’hybrides,
qu’autant que leurs interventions seront conformes aux lois de la génétique.
1.1. RAPPEL DES THÉORIES SUR L’HÉRÉDITÉ
ET L’ÉVOLUTION
Quelques savants soutiennent encore la théorie de la création individuelle des espèces ou fixisme et repoussent le transformisme, c’est-à-dire
la chaîne continue allant du protozoaire à l’homme. Sans nier totalement
l’évolution, ils la cantonnent dans une modification limitée à chaque espèce.
La masse des biologistes voit au contraire dans le transformisme l’interprétation correcte de l’histoire de la vie. D’accord sur l’existence même
de cette évolution, ces biologistes ne le sont pas encore sur sa cause et son
mécanisme. En France, Lamarck (1744-1829), voyait dans l’évolution une
influence du milieu fixée ensuite par l’hérédité. Jusqu’à présent seuls les
biologistes de l’U.R.S.S., avec Mitchourine, prétendent avoir obtenu expérimentalement confirmation de cette théorie, confirmation qui n’a pas emporté
l’adhésion des biologistes européens et américains. En Angleterre, Darwin
(1809-1882) se référait encore à l’influence du milieu qui, par la sélection,
conséquence de la lutte pour la vie, éliminait les plus faibles. Cela n’expliquait pas l’apparition de nouveaux sujets mieux adaptés aux circonstances
du moment. En Autriche, le moine Mendel (1822-1884), et en Hollande
le botaniste de Vries (1848-1935) établirent ensuite par leurs expériences
les bases de la théorie chromosomique de l’hérédité. Reprise ensuite par
l’américain Morgan, cette théorie reçut l’étiquette de Néo-Darwinisme.
Tous les caractères héréditaires correspondent à des particules individualisées ou gènes Q) constituant les chromosones des noyaux des cellules.
(1) Lorsque les caractéristiques d’un individu sont seulement la conséquence de son hérédité,
elles sont dites génotypiques ou dépendantes de son génotype. Lorsque les caractéristiques d’un
individu sont seulement la conséquence de l’ambiance dans laquelle il a évolué, elles sont dites
phénotypiques ou dépendantes de son phénotype.
