CHAPITRE I
HÉRÉDITÉ
1.0. NATURE ET IMPORTANCE DES PROBLÈMES
DE GÉNÉTIQUE DANS L’EXPLOITATION RATIONNELLE
DES EAUX CONTINENTALES
Pas plus que l'agriculteur, l’aménagiste des eaux ne peut prétendre
arriver à un bon résultat en cultivant, en repeuplant, en récoltant n’importe
quoi, n’importe où. n’importe comment. Parmi les nombreuses « espèces »
de poissons à notre disposition, seules sont intéressantes à propager celles dont
les qualités correspondent aux besoins préférentiels de l’homme, variables
d’ailleurs dans le temps et dans l’espace. Parmi ces espèces, seules sont
susceptibles de procurer de bonnes récoltes celles dont les besoins correspondent aux caractéristiques de l’ambiance dans laquelle elles ont ou auront
à évoluer. Parmi ces qualités, ces besoins des poissons, quels sont ceux qui
font partie du patrimoine héréditaire de telle ou telle espèce, quels sont
ceux
et l’aménagiste des pèches la question est d’une importance capitale. Il
faut toutefois préciser avec Kesteven (1950) que la tâche de ces derniers
est suffisamment ardue pour qu'ils ne s’embarrassent pas de considérations
académiques sur la classification en espèces distinctes (Stresemann, 1926).
en formes locales (Heincke, 1898), ou en espèces homogènes donnant lieu
à des entités locales distinctes. Nous sommes ici dans le domaine de la science
appliquée. Le but est de mettre en évidence, à l’intérieur de chaque « espèce »,
prise dans un sens large, les groupes ou « races » de poissons présentant
des caractères homogènes, principalement en ce qui regarde, directement ou
indirectement, leur comportement dans et avec leur habitat.
Svardson (1950-1951), Alm (1951) ont montré, par exemple, que dans
un même lac pouvaient exister plusieurs « races » d'ombles ou de corégones.
leurs migrations et leur fraye (date, localisation) ayant des caractéristiques
différentes. Supposons qu’une population de corégones comprenne deux
races, dont l'une A se reproduit sur de bonnes frayères, l’autre B sur des
frayères dont les conditions biologiques se sont dégradées par suite de déver
HÉRÉDITÉ
1.0. NATURE ET IMPORTANCE DES PROBLÈMES
DE GÉNÉTIQUE DANS L’EXPLOITATION RATIONNELLE
DES EAUX CONTINENTALES
Pas plus que l'agriculteur, l’aménagiste des eaux ne peut prétendre
arriver à un bon résultat en cultivant, en repeuplant, en récoltant n’importe
quoi, n’importe où. n’importe comment. Parmi les nombreuses « espèces »
de poissons à notre disposition, seules sont intéressantes à propager celles dont
les qualités correspondent aux besoins préférentiels de l’homme, variables
d’ailleurs dans le temps et dans l’espace. Parmi ces espèces, seules sont
susceptibles de procurer de bonnes récoltes celles dont les besoins correspondent aux caractéristiques de l’ambiance dans laquelle elles ont ou auront
à évoluer. Parmi ces qualités, ces besoins des poissons, quels sont ceux qui
font partie du patrimoine héréditaire de telle ou telle espèce, quels sont
ceux
faut toutefois préciser avec Kesteven (1950) que la tâche de ces derniers
est suffisamment ardue pour qu'ils ne s’embarrassent pas de considérations
académiques sur la classification en espèces distinctes (Stresemann, 1926).
en formes locales (Heincke, 1898), ou en espèces homogènes donnant lieu
à des entités locales distinctes. Nous sommes ici dans le domaine de la science
appliquée. Le but est de mettre en évidence, à l’intérieur de chaque « espèce »,
prise dans un sens large, les groupes ou « races » de poissons présentant
des caractères homogènes, principalement en ce qui regarde, directement ou
indirectement, leur comportement dans et avec leur habitat.
Svardson (1950-1951), Alm (1951) ont montré, par exemple, que dans
un même lac pouvaient exister plusieurs « races » d'ombles ou de corégones.
leurs migrations et leur fraye (date, localisation) ayant des caractéristiques
différentes. Supposons qu’une population de corégones comprenne deux
races, dont l'une A se reproduit sur de bonnes frayères, l’autre B sur des
frayères dont les conditions biologiques se sont dégradées par suite de déver
