ENERGIE DANS LES ECOSYSTEMES. l’RODl'CTIVITÊS
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3.212. Superposition des productions primaires
Allee et al. (1949) ont fait remarquer que la production brute primaire
d’une forêt feuillue égalait et normalement surpassait celle d’un champ de
blé, ou même d'un verger, du fait de la stratification de la communauté
végétale dont chaque niveau (arbres, arbustes, arbrisseaux, herbes) fixait
une partie de l’énergie solaire. 11 en va de même pour ceux des écosystèmes
aquatiques où le phytoplancton constitue l'essentiel des « producteurs ».
La production optimum requiert une profondeur d’eau relativement faible
pour que soit favorisé son réchauffement, mais suffisamment importante pour
que l’épaisseur du phytoplancton correspondante soit apte à bien utiliser
l’énergie solaire reçue.
3.213. Amélioration des productivités
Sur le plan de l’exploitation rationnelle des eaux continentales qui est
le nôtre, les problèmes à résoudre peuvent se résumer à trois principaux :
(1) Accroître la production brute primaire; (2) transformer l'énergie de
cette dernière avec le meilleur rendement possible dans sa forme la plus
utile ; (3) exploiter cette forme la plus utile au maximum, sous réserve
de ne pas détériorer ses possibilités de renouvellement.
L’accroissement des productions primaires est surtout lié aux possibilités
de mettre à la disposition des « producteurs » (végétaux et phytoplancton)
les sels nutritifs favorables en quantités convenables et de leur éviter la
présence de substances toxiques (9.6 — 9.0).
L’accroissement de la production brute primaire, celle par exemple du
phytoplancton dans un étang par adjonction d’engrais approprié, peut provoquer directement un accroissement de la production brute secondaire,
tertiaire... en poissons herbivores, puis carnivores. Ces accroissements successifs seront toujours de plus en plus faibles puisque nous avons vu qu'à
chaque niveau d’un cycle trophique, on ne pourrait retrouver à peu près
que 10 pour cent de l’énergie du niveau précédent. 11 s’en faut cependant
que cette transmission de l’amélioration obtenue sur le premier niveau trophique, le phytoplancton, se transmette automatiquement, même réduite,
aux niveaux suivants. La transmission d'un accroissement de production
du premier niveau trophique (phytoplancton, végétation aquatique) au
second (zooplancton, invertébrés de fond herbivores, poissons herbivores),
puis au troisième (invertébrés carnivores, poissons carnivores...), ainsi que
l'efficience de ce transfert, dépendent en effet de la qualité des organismes
présents comme transformateurs d’énergie, ainsi que de la nature des coactions, réactions et actions qui existent entre eux et le milieu ambiant, l’ar
exemple, l’addition d’un engrais approprié qui provoque un accroissement
marqué de la production de carpes sélectionnées pour leur croissance rapide
n’aura, dans le même étang, que peu ou pas d'influence sur des carpes de
qualité quelconque. Cette canalisation de la production brute primaire sur
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