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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
3.210. Influence des facteurs écologiques locaux
Provenant d'auteurs qui ont travaillé de façons différentes, les résultats
du tableau 3.2 ne sont pas absolument comparables. Ils n’en montrent pas
moins d’énormes variations de production brute primaire, imputables à
la nature même des écosystèmes. Les facteurs écologiques locaux ont une
importance capitale : nature géologique du substratum, insolation, facteurs
limitatifs divers, nature et abondance des espèces végétales et animales
présentes. Deux écosystèmes, l’un riche, l’autre pauvre, peuvent en conséquence fort bien voisiner et l’on ne peut, sur le plan de la production brute
primaire, assigner un ordre de richesse intangible aux trois grands types
d’écosystème : terre, eaux continentales et eaux marines.
3.211. Influence des facteurs écologiques régionaux
Si la production brute primaire n’était fonction que de l’énergie solaire
reçue, elle devrait aller en augmentant des pôles à l’équateur dans les eaux
comme sur terre. Pour primordiale qu’elle soit, cette énergie solaire a besoin,
pour être utilisée, de sels minéraux convenables et de végétaux dont la
qualité de « producteurs » est très variable, aussi l’augmentation de la production primaire des pôles à l’équateur est-elle loin d’être un fait général.
C’est ainsi qu’ÛDUM (1953) signale que les terres de la zone tempérée nord
sont plus fertiles que celles de la zone tempérée sud, probablement parce que
ces dernières sont moins riches et parce que nous ne savons pas encore
aussi bien les exploiter que les terres plus nordiques. Du seul fait, semblet-il. de la découverte des récents maïs hybrides, et de l’utilisation d’engrais
comportant des oligoéléments comme le zinc, les récoltes de maïs de l’Ohio
ont atteint les rendements, records jusqu’alors, de l’Iowa.
En mer profonde, les sels nutritifs en provenance des sédiments ne peuvent
parvenir en abondance aux couches superficielles, où agit la photosynthèse,
que grâce aux courants ascendants. Ces courants, peu nombreux, nous les
connaissons. Ce sont ceux qui affleurent la surface dans la zone antarctique
et répandent leurs eaux nourricières sur les côtes occidentales d’Afrique ;
ce sont ceux qui, dans les mers du Nord, sont produits par le heurt des eaux
arctiques et des eaux atlantiques, vers l’Est au niveau des îles Feroë et
Shetland et, vers l’Ouest, dans les parages de l’Islande et dans la région de
Terre-Neuve. C’est le domaine des eaux vertes riches en plancton végétal, qui
s’oppose au domaine des eaux bleues remarquablement pauvres, faute de
sels nutritifs, et qui sont si fréquentes sous les tropiques.
Les lacs profonds tropicaux ont de même une production brute primaire
limitée du fait que les sels nutritifs en provenance des sédiments ne parviennent que difficilement dans les couches superficielles où agit la photosynthèse. Dans les lacs profonds tempérés, ceux-ci parviennent au contraire
deux fois par an dans ces couches superficielles à l’occasion des phénomènes
de «circulation saisonnière» (5.310). Ainsi s’explique l’anomalie apparente
de la pauvreté des lacs profonds tropicaux comparés aux lacs tempérés.
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
3.210. Influence des facteurs écologiques locaux
Provenant d'auteurs qui ont travaillé de façons différentes, les résultats
du tableau 3.2 ne sont pas absolument comparables. Ils n’en montrent pas
moins d’énormes variations de production brute primaire, imputables à
la nature même des écosystèmes. Les facteurs écologiques locaux ont une
importance capitale : nature géologique du substratum, insolation, facteurs
limitatifs divers, nature et abondance des espèces végétales et animales
présentes. Deux écosystèmes, l’un riche, l’autre pauvre, peuvent en conséquence fort bien voisiner et l’on ne peut, sur le plan de la production brute
primaire, assigner un ordre de richesse intangible aux trois grands types
d’écosystème : terre, eaux continentales et eaux marines.
3.211. Influence des facteurs écologiques régionaux
Si la production brute primaire n’était fonction que de l’énergie solaire
reçue, elle devrait aller en augmentant des pôles à l’équateur dans les eaux
comme sur terre. Pour primordiale qu’elle soit, cette énergie solaire a besoin,
pour être utilisée, de sels minéraux convenables et de végétaux dont la
qualité de « producteurs » est très variable, aussi l’augmentation de la production primaire des pôles à l’équateur est-elle loin d’être un fait général.
C’est ainsi qu’ÛDUM (1953) signale que les terres de la zone tempérée nord
sont plus fertiles que celles de la zone tempérée sud, probablement parce que
ces dernières sont moins riches et parce que nous ne savons pas encore
aussi bien les exploiter que les terres plus nordiques. Du seul fait, semblet-il. de la découverte des récents maïs hybrides, et de l’utilisation d’engrais
comportant des oligoéléments comme le zinc, les récoltes de maïs de l’Ohio
ont atteint les rendements, records jusqu’alors, de l’Iowa.
En mer profonde, les sels nutritifs en provenance des sédiments ne peuvent
parvenir en abondance aux couches superficielles, où agit la photosynthèse,
que grâce aux courants ascendants. Ces courants, peu nombreux, nous les
connaissons. Ce sont ceux qui affleurent la surface dans la zone antarctique
et répandent leurs eaux nourricières sur les côtes occidentales d’Afrique ;
ce sont ceux qui, dans les mers du Nord, sont produits par le heurt des eaux
arctiques et des eaux atlantiques, vers l’Est au niveau des îles Feroë et
Shetland et, vers l’Ouest, dans les parages de l’Islande et dans la région de
Terre-Neuve. C’est le domaine des eaux vertes riches en plancton végétal, qui
s’oppose au domaine des eaux bleues remarquablement pauvres, faute de
sels nutritifs, et qui sont si fréquentes sous les tropiques.
Les lacs profonds tropicaux ont de même une production brute primaire
limitée du fait que les sels nutritifs en provenance des sédiments ne parviennent que difficilement dans les couches superficielles où agit la photosynthèse. Dans les lacs profonds tempérés, ceux-ci parviennent au contraire
deux fois par an dans ces couches superficielles à l’occasion des phénomènes
de «circulation saisonnière» (5.310). Ainsi s’explique l’anomalie apparente
de la pauvreté des lacs profonds tropicaux comparés aux lacs tempérés.
