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PÊCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
en cours de fertilisation artificielle (Welch, 1948). Sur le plan pratique
des directives d’aménagement à donner à la suite d’une diagnose écologique
d’une pêcherie, force nous est malheureusement de reconnaître que jusqu’à présent il n’a pas été possible d’attribuer une signification, fut-elle
approximative, aux échantillonnages de plancton (5.410). C’est aux biologistes qu’il appartient encore de s’attacher à ce problème dont l’importance
ne saurait être méconnue.
21.53. Végétation aquatique
Sur le plan piscicole la végétation aquatique d’un plan d’eau intervient
comme abri (9.4), comme support de la forme spéciale et importante
de nourriture constituée par le périphyton (5.412), et directement comme
nourriture pour les espèces typiquement herbivores qui ne sont d’ailleurs
réellement répandues que dans les climats chauds où la végétation aquatique
a tendance à devenir envahissante (9.401,03 — 9.401,12). A priori, l’excès
de nourriture ne serait pas à craindre s’il ne risquait dans certains cas particuliers de se faire au détriment même de l’habitat. L’excès d’abris entre
d’ailleurs directement en conflit, d’une part avec les possibilités d’exploitation de la pêche par l’homme, d’autre part avec les possibilités de contrôle
des espèces surabondantes par les prédateurs. L’optimum de densité de
végétation ne saurait malheureusement être fixé, c’est affaire de lieux et
d’espèces en présence. Le rôle des enquêteurs restera, à tout le moins, de
préciser tant dans leurs notes que sur leurs cartes hydrographiques les espèces
présentes, ainsi que leur densité relative suivant leurs emplacements et
la profondeur d’eau de ces derniers. Ce sera sur ces renseignements qu’ultérieurement sera établi un programme de contrôle de la végétation, au cas
où les études faites sur les populations, complétées par les observations
des exploitants de la pêche, militeraient sérieusement en sa faveur.
Densité et nature de la végétation installée dans un plan d’eau ou sur
ses bords sont tout aussi utiles à connaître que les espèces animales de ce plan
d’eau pour en préciser le stade d’évolution écologique (Dansereau, 1957).
C’est ainsi que les lacs jeunes, oligotrophes, sont en général très pauvres
en végétation aquatique tandis que les lacs eutrophes et sur leur déclin
peuvent en être abondamment pourvus et même complètement envahis.
Dans le cas du lac de Gazon (21.1), sa modeste ceinture littorale correspond
à son arrivée au climax.
21.54. Température
Sans possibilité de régulation thermique comme les animaux à sang
chaud, les poissons dépendent beaucoup plus que ces derniers de la température pour leur distribution.
I nt * espèi e, ou une autre ayant la même niche, a de fortes chances de
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