DIAGNOSE. HABITAT
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L alcalinité totale et la teneur en sulfates sont mesurées pour connaître
la «dureté» de l’eau et son type général. La teneur en sulfates renseigne sur
le type de végétation susceptible de prospérer dans un plan d’eau. Le phosphore et 1 azote totaux fournissent l’un des meilleurs indices de la fertilité
naturelle de 1 eau (Moyle et Burows, 1954 ; voir aussi discussion et données
numériques paragraphe 5.4).
La pauxreté de la vie aquatique dans un plan d’eau n’est pas toujours
due à un défaut de principes fertilisants. 11 arrive qu’elle provienne de la
présence dans l’eau de toxines organiques, véritables antibiotiques, telles
que celles produites par certaines algues (5.422,9 — 5.64) ou celles paraissant
exister en solution dans les eaux provenant de certaines forêts de résineux
(Huet, 1951 b). Il arrive aussi plus fréquemment qu’elle provienne de véritables pollutions, chimiques ou mécaniques (9.0). Lorsque l’examen d’un
plan d’eau révélera une vie aquatique notablement inférieure à la moyenne
observée sur les autres plans d’eau de la région se trouvant au même stade
d’évolution écologique (7.3), il y aura lieu de vérifier si la cause ne doit pas
en être recherchée dans l’un des phénomènes ci-dessus.
21.51. Couleur et transparence de l’eau
La réduction de la pénétration de la lumière dans l’eau, en dessous des
valeurs théoriques correspondant à l’eau pure (5.320), est due aux matériaux et organismes en suspension dont l’action se superpose aux colorations provenant des matériaux en solution. Cette transparence de l’eau,
à elle seule et en dehors des périodes de perturbations passagères (crues),
constitue un indice partiel de la situation d’un plan d’eau dans la suite normale des « successions écologiques ». Les espèces de poissons pionniers,
telle la truite, sont en effet caractéristiques d’eaux toujours beaucoup plus
claires que celles qui correspondent aux espèces d’un climax hydrique
véritable. Les plans d’eau distrophes ou sur leur déclin (5.422,02 — 7.21)
sont de même caractérisés par une eau souvent brune et parfois trouble.
Des appareils électriques de mesure de la transparence de 1 eau sont à
l’heure actuelle sur le marché. Pour un emploi sur le terrain le vieux disque
de Secchi, d’une précision en général suffisante, garde l’avantage de la simplicité.
Dans le cas du lac de Gazon, choisi comme exemple (21.1), la seule chose
à retenir est qu’une transparence chiffrée à deux mètres au disque de Secchi
correspond en climat tempéré à un lac approchant de son climax ou venant
d’y entrer.
21.52. Plancton
De l’étude du plancton, particulièrement qualitative, de bons spécialistes pourront évaluer avec une précision raisonnable et le stade d évolution
écologique d’un plan d’eau (Prescott, 1951) et la situation d’un plan d eau
Vibert et Lagler. — Pèches continentales.
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L alcalinité totale et la teneur en sulfates sont mesurées pour connaître
la «dureté» de l’eau et son type général. La teneur en sulfates renseigne sur
le type de végétation susceptible de prospérer dans un plan d’eau. Le phosphore et 1 azote totaux fournissent l’un des meilleurs indices de la fertilité
naturelle de 1 eau (Moyle et Burows, 1954 ; voir aussi discussion et données
numériques paragraphe 5.4).
La pauxreté de la vie aquatique dans un plan d’eau n’est pas toujours
due à un défaut de principes fertilisants. 11 arrive qu’elle provienne de la
présence dans l’eau de toxines organiques, véritables antibiotiques, telles
que celles produites par certaines algues (5.422,9 — 5.64) ou celles paraissant
exister en solution dans les eaux provenant de certaines forêts de résineux
(Huet, 1951 b). Il arrive aussi plus fréquemment qu’elle provienne de véritables pollutions, chimiques ou mécaniques (9.0). Lorsque l’examen d’un
plan d’eau révélera une vie aquatique notablement inférieure à la moyenne
observée sur les autres plans d’eau de la région se trouvant au même stade
d’évolution écologique (7.3), il y aura lieu de vérifier si la cause ne doit pas
en être recherchée dans l’un des phénomènes ci-dessus.
21.51. Couleur et transparence de l’eau
La réduction de la pénétration de la lumière dans l’eau, en dessous des
valeurs théoriques correspondant à l’eau pure (5.320), est due aux matériaux et organismes en suspension dont l’action se superpose aux colorations provenant des matériaux en solution. Cette transparence de l’eau,
à elle seule et en dehors des périodes de perturbations passagères (crues),
constitue un indice partiel de la situation d’un plan d’eau dans la suite normale des « successions écologiques ». Les espèces de poissons pionniers,
telle la truite, sont en effet caractéristiques d’eaux toujours beaucoup plus
claires que celles qui correspondent aux espèces d’un climax hydrique
véritable. Les plans d’eau distrophes ou sur leur déclin (5.422,02 — 7.21)
sont de même caractérisés par une eau souvent brune et parfois trouble.
Des appareils électriques de mesure de la transparence de 1 eau sont à
l’heure actuelle sur le marché. Pour un emploi sur le terrain le vieux disque
de Secchi, d’une précision en général suffisante, garde l’avantage de la simplicité.
Dans le cas du lac de Gazon, choisi comme exemple (21.1), la seule chose
à retenir est qu’une transparence chiffrée à deux mètres au disque de Secchi
correspond en climat tempéré à un lac approchant de son climax ou venant
d’y entrer.
21.52. Plancton
De l’étude du plancton, particulièrement qualitative, de bons spécialistes pourront évaluer avec une précision raisonnable et le stade d évolution
écologique d’un plan d’eau (Prescott, 1951) et la situation d’un plan d eau
Vibert et Lagler. — Pèches continentales.
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