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PÊCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
Une compétition relative aux possibilités de fraye peut entraîner une
diminution du rendement de la pêche de l’une des espèces compétitrices
ou de plusieurs. Les possibilités de modifications de l’habitat susceptibles
de réduire une telle compétition seront à étudier.
Les cas de compétition alimentaire sont parmi les plus fréquents, tout
au moins parmi les espèces qualifiées de communes (6.121,1). Sur le plan
pratique l'une des situations les plus dignes d’intérêt est celle d’une espèce
de choix supportant une importante concurrence alimentaire de la part
d’une autre espèce non exploitée. Une réduction de la densité de l’espèce
compétitrice non exploitée augmentera-t-elle automatiquement le rendement
de la pèche de l’espèce de choix antagoniste ? Oui, en principe, mais sous
réserve que vis-à-vis de l’espèce de choix l’espèce non exploitée ne joue pas
le rôle de tampon en face d’espèces prédatrices particulièrement dangereuses. Dans ce cas, la réduction de densité de l’espèce compétitrice non
exploitée exposerait l'espèce antagoniste de choix à une plus forte prédation. tout au moins momentanément.
'fout animal dont les actions réduisent ou détruisent l’habitat d’espèces
de poissons dignes d'intérêt peut pratiquement être considéré comme un
compétiteur. Tels peuvent être considérés, dans certains cas, mais non
toujours, castors, tortues, rats musqués, etc. et même certains poissons
comme la carpe commune, lorsque du fait de leur abondance et de leurs
habitudes fouisseuses ils arrivent à troubler l’eau suffisamment pour y
réduire notablement les possibilités de production primaire de la photosynthèse.
21.5. L’HABITAT
21 .50. Teneur en éléments fertilisants de base
Dans les plans d’eau géologiquement jeunes, caractérisés par les espèces
dites < pionniers (7.31), la teneur en éléments fertilisants de base est en
general faible. Il en est de même dans les étangs artificiels établis sur des
roches cristallines ou sur un sol dégradé. Calcium, phosphore et azote en
particulier n existent qu’à dose très faible dans ces eaux. Dans le cas du
lac de Gazon, choisi comme exemple (21.1), la situation est au contraire
bien meilleure du fait que cet écosystème approche de son « climax » et que
tout son pourtour est constitué de forêts non dégradées.
Les teneurs en éléments fertilisants de base sont toujours intéressantes
a connaître, particulièrement dans les cas où une fertilisation artificielle
est du domaine du possible. Les mesures de l’alcalinité totale sont généralement faites sur le terrain, tandis que les mesures du phosphore total et de
1 azote total, plus délicates, sont faites au laboratoire, de même que celles
des sulfates.
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