INVENTAIRES. MÉTHODES
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memes dans le plan d eau à l’étude, de telle façon que leur distribution
corresponde sensiblement à celle de la population dans son ensemble ;
(4) Les poissons marqués ne doivent être ni plus ni moins sujets à la capture que les poissons non marqués ;
(5) Durant toute la période de temps englobée par l’inventaire le nombre
d’individus de chaque groupe de poissons à l’étude (espèce et catégories
des longueurs données) ne doit pas subir d'augmentation du fait d’immigrations ou de passage d’une catégorie de longueur à une autre par suite de
croissance ;
(6) Si des émigrations ou des mortalités interviennent, elles doivent
affecter les deux groupes de poissons, marqués ou non marqués, proportionnellement à leur importance.
Si ces diverses conditions ne sont pas toutes réalisées, cas le plus généra),
il faudra rechercher les éléments d’information indispensables pour apporter les corrections nécessaires. C’est ainsi que Parker (1955) traite des corrections à faire intervenir pour éliminer les effets du passage d'une catégorie
de longueur à une autre par suite de la croissance survenue entre les deux
opérations. La plupart du temps malheureusement, ces conditions n'ont pas
donné lieu à un examen critique préalable. Elles ont simplement été considérées comme satisfaites. Les résultats ainsi obtenus manquent encore du
fondement statistique désirable.
20.211. Méthode de Petersen modifiée (Schnabel)
Lorsque l’on travaille sur des populations de plusieurs milliers d’individus, et que les pêches d’échantillonnage ne peuvent dépasser quelques
centaines pour une journée de travail, le faible pourcentage de sujets marqués
ne peut conduire qu’à des résultats sans grande précision. Schnabel (1938)
pallie cet inconvénient en faisant plusieurs pêches d’échantillonnage successives, toutes suivies de marquage et de remise à l'eau des sujets capturés.
Il fait intervenir à l’occasion de chaque estimation la totalité des poissons
marqués jusqu’alors. Cette méthode relativement simple et eflicace a été
décrite entre autres par Lagler (1956). .Nous en donnerons ici deux exemples :
l’un relatif à l’inventaire d’une rivière à truites de moyenne importance a
l’aide de la pêche électrique, l'autre à l’inventaire d'un lac relativement
important à l’aide de nasses dites « verveux ».
20.211,0 Premier exemple : inventaire d’une rivière à truites par pêche
électrique
En pratique, rares sont les rivières assez courtes pour donner heu a un
inventaire portant directement sur toute leur longueur. On ne pourra normalement travailler que sur échantillons ou «places d expériences ». Les
secteurs destinés aux estimations devront faire l’objet d’un choix provenant
non d’un échantillonnage au hasard, mais d’un échantillonnage dirige de
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