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PÈCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
façon à être bien représentatif de l’allure de la rivière dans son ensemble
(chap. 16).
Avant toute pêche il est en principe prudent d’isoler la section à inventorier de l’amont et de l’aval, avec des filets à mailles fines, pour éviter
qu’émigrations ou immigrations n’interviennent entre les deux pêches.
Cet isolement est superflu si des études antérieures ont montré que ces migrations étaient pratiquement négligeables sur le type de cours d’eau et l’espèce
de poisson à l’étude.
Ces inventaires, primitivement effectués avec de petites seines, ne sont
réellement devenus de pratique courante qu’après 1940, avec l’apparition
des appareils de pêche électrique portatifs (voir n° 9, de décembre 1950,
de The Canadian. Fish Calturist, spécialement consacré à ce sujet ;
Timmermans, 1954 ; Denzer, 1956 et Meyer-Warden, 1957).
Ces appareils sont essentiellement composés de deux parties, toutes
deux de modèle et d’efficacité des plus variés. La première partie est une
source d’énergie électrique, se composant soit d’accumulateurs ou de batteries, soit d’un moteur à essence entraînant une génératrice. La deuxième
partie se compose des conducteurs et des électrodes conduisant le courant
électrique jusque dans la rivière. Par adjonction éventuelle d’appareils appropriés on peut obtenir soit du courant alternatif, soit du courant direct
continu soit du courant direct pulsé. Normalement le courant alternatif
ne fait qu’étourdir le poisson (électronarcose temporaire) qui, s’il se trouve
derrière un abri, peut échapper à la vue des opérateurs. Le courant direct
continu, ou direct convenablement pulsé, agit au contraire de telle façon
que le poisson vient de lui-même à l’électrode positive (anode) où les opérateurs n’ont plus qu’à le cueillir à l’épuisette (Pratt, 1952).
Les difficultés auxquelles se heurte la pèche électrique sont variées.
Avec des courants électriques trop forts, ou avec des opérateurs malhabiles, des blessures, diverses dans leur nature et parfois graves, ont été
enregistrées (Shetter, 1947 ; Hauck, 1949 ; Pratt, 1955). La température
de l’eau, sa résistivité, sa turbidité et sa profondeur, ainsi que les espèces
de poissons capturés et leur taille ne sont pas enfin sans influence, tant sur
l'efficacité des appareils électriques que sur celle des opérateurs.
Passons à nos pêches d’inventaire en rivière à truites : une trentaine
de mètres de large, un mètre de profondeur au maximum. L’équipe de travail remonte le courant en remorquant un bateau léger portant un vivier
pour les poissons capturés et un générateur de courant direct. L’électrode
négative, une chaîne ou grille métallique par exemple, pend du bateau et
traîne sur le fond de la rivière. Un, deux ou trois pêcheurs marchent devant
le bateau tenant chacun en main une électrode positive présentant plus ou
moins la forme d une raquette de tennis avec un manche de deux mètres
île long et des boyaux conducteurs en fil de cuivre. Des aides se tiennent au
niveau des pêcheurs avec des épuisettes ordinaires à la main. Progressant
lentement vers l’amont, les pêcheurs placent leur électrode au voisinage
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