RÉGIMES ALIMENTAIRES. MÉTHODES
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Quels que soient le temps, le lieu et la manière dont les observations sont
laites on ne saurait sous-estimer l’importance des soins à apporter à leur
enregistrement de la façon la plus complète et la plus détaillée possible.
19.21. Analyses de contenus stomacaux
L’observation directe étudiée ci-dessus renseigne surtout sur les habitudes alimentaires et leur répercussion possible sur l’habitat. Accessoirement
elle donne une idée approximative sur la nature des proies absorbées. On
ne peut guère, par contre, obtenir de renseignements précis sur les espèces
végétales et animales constituant la nourriture d’une espèce de poisson,
ainsi que sur leur importance relative dans sa nourriture, que par une méthode
indirecte : l’analyse du contenu du tube digestif. Les parties du tube digestif utilisées sont soit l’estomac, soit le gésier pour des espèces telles que le
gizzard shad américain Dorosoma cepedianum ou le mulet Mugil cephalus
ou autres poissons sans estomac (Barrington, 1951).
Les diverses méthodes, groupées sous la dénomination d’analyses de
contenus stomacaux, ont toutes en commun le fait qu’elles ne donneront
de résultats valables qu’à la condition d’être suffisamment exactes
(Lagler, 1956). De bonnes connaissances systématiques sur les organismes
peuplant les plans d’eau à l’étude ainsi que de bonnes collections de référence seront donc nécessaires. Sans elles il serait impossible de pousser des
identifications jusqu’à l’espèce ; précision utile pour tenter de mettre en
lumière les importantes relations écologiques entre espèces.
Diverses méthodes ont été utilisées pour extraire les contenus stomacaux
de poissons vivants sans les blesser, de façon à pouvoir les remettre à l'eau
et obtenir ultérieurement sur eux de nouvelles observations. Avec des
espèces robustes et de taille suffisante, le plus simple consiste à engager
un tube conique jusqu’à leur estomac par la voie buccale, puis à enlever
le contenu stomacal avec des pinces, ou à le faire rejeter à 1 extérieur par
un courant d’eau à faible pression.
Si l’on ne travaille pas sur du poisson frais ou vivant, il faut s assurer
que les sujets ont été correctement conservés. Les poissons conserves dans
une solution de formol du commerce (concentrée à 30 pour cent) étendue
à 10 pour cent donnent de bons résultats, de même que les poissons conge
lés s’il s’agit de « quick ,and sharp freezing » pourvu qu ils aient été traites
rapidement après leur capture. L importance totale d un contenu stomaial
pourra être appréciée, soit au poids par pesée, soit plus facilement en< ore
au volume par déplacement (Lagler, 1956).
Après lavage sur un tamis, suffisamment lin pour qu aucun fragment
identifiable ne soit perdu, les contenus stomacaux peuvent donner heu a
des études différentes (Lagler, 1956). Le plan de travail ci-après (Salyer
et Lagler, 1940 ; Bailey et Harrisson, 1948) permet sans perte de temps
de rassembler le maximum de conclusions valables relativement au régime
alimentaire d’une espèce de poisson :
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