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PÈCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
est encore plus marqué. Au contraire le milkfish Chanos chanos est à considérer comme presque uniquement herbivore.
L’adaptation alimentaire anatomique est nettement marquée chez les
planctonophages, adaptation axée alors sur la taille de la nourriture et non
sur son appartenance au règne végétal ou animal.
Le régime alimentaire atteint son maximum de spécificité chez les parasites dont l’existence est souvent liée de façon impérative à leur fixation
sur une espèce déterminée (5.631).
La distinction en herbivores et en carnivores, pratique parce que facilitant l’exposé sur les chaînes alimentaires, ne doit donc pas être considérée
comme ayant une valeur absolue.
19.2. MÉTHODES
POUR L’ÉTUDE DES RÉGIMES ALIMENTAIRES
Les méthodes utilisées pour l’étude des régimes alimentaires se classent
en trois types : observation directe des habitudes alimentaires et des aliments
absorbés ; analyse des contenus stomacaux ; expérimentations sur la nutrition.
19.20. Observation directe des habitudes alimentaires
La simple observation directe, bien faite, permet d’acquérir des connaissances valables et nombreuses sur les habitudes alimentaires des poissons
et sur l’essentiel de leur nourriture. Pour ce faire il faut rester complètement
immobile, sur la rive ou en bateau, et observer avec le plus grand soin tout
ce qui se passe à proximité sous la surface de l’eau. La qualité de la vision
sous la surface de l’eau peut être considérablement améliorée par l’utilisation d’engins appropriés : boîte de calfat (boîte à fond de verre), lunettes
polaroïdes, jumelles. La valeur des observations enregistrées ne peut que
gagner en exactitude lorsque le biologiste a la possibilité de suivre les poissons dans leur milieu grâce à un masque de surface, ou mieux grâce à un
scaphandre léger autonome.
En cette matière, comme en toute autre, il ne faut pas limiter les observations aux temps et lieux où elles sont le plus facile à faire. Pour pouvoir
conduire ultérieurement à des conclusions valables, ces observations directes
doivent donc être conduites de jour et de nuit, durant toutes les saisons
de 1 année comme durant tous les stades physiologiques des espèces étudiées.
La nuit se prête tout spécialement à la réalisation de bonnes observations.
L’air et, par là même, la surface de l'eau sont en général plus calmes que le
jour, la vision directe est donc moins troublée, et ne l’est pour ainsi dire pas
par 1 utilisation de projecteurs noyés qui éliminent tout miroitement de la
surface. Nombreuses sont les espèces de poissons qui ne sont que peu ou
pas incommodées par ces projecteurs.
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