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PÊCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
17.01. Anesthésie préalable
La manipulation des poissons est grandement facilitée si ces derniers
sont au préalable endormis, et cela spécialement pour les sujets de petite
ou de grande taille. La vitesse de travail se trouve en général nettement
accrue. Les blessures causées aux opérateurs, par les dents ou les «épines»
des poissons se débattant sont à peu près supprimées. Enfin, le taux de survie ultérieure des poissons est en général augmenté. Divers produits sont utilisés, dont les doses doivent varier avec les espèces et la taille des poissons.
Les dilutions ci-après n’ont qu’une valeur moyenne :
Éther sulfurique : 8 pour mille (Shetter, 1951 ; Eschmeyer, 1953) ;
Uréthane : 5 pour mille (Gerking, 1949 ; Johnson, 1954) ;
Tricaïne méthanesulfonate (M.S. 222) : 0,33 pour mille ;
Chlorétone : 0,5 pour mille (Cope, 1953).
L’uréthane est très pratique, mais, reconnu comme carcinogène, devrait
céder le pas au «M.S. 222» pour les travaux longs et répétés. Il serait de
même à éviter sur les jeunes alevins (Battle et Hisaoka, 1952).
17.02. Ablation de nageoires
En général, lorsque l’on coupe au ras du corps les nageoires des poissons,
le pourcentage de régénération des nageoires est faible, de même que la mortalité imputable à la mutilation. On peut donc faire des opérations de marquage par ablation de nageoire. On ne pourra pas évidemment donner un
numéro aux poissons et les identifier individuellement, mais, dans un espace
déterminé, un opérateur pourra marquer et identifier un certain nombre de
groupes de poissons, de classes d’àges par exemple, en affectant chacune
d’elle d’une mutilation de telle ou telle nageoire déterminée, ou mieux d’une
mutilation portant sur deux nageoires déterminées, ce qui diminue les risques
d’erreur pouvant provenir de nageoires naturellement accidentées.
Pour les études dans lesquelles le facteur quantitatif entre en jeu, deux
causes d’erreur principales doivent être l’objet d’une étude particulière
et délicate : la fréquence de la régénération des nageoires et l’importance
des mortalités dues au marquage.
17.020. Régénération des nageoires
Lorsque l’ablation est faite convenablement, ce qui n’est pas toujours
facile, le pourcentage de régénération totale des nageoires est faible, mais
dépend de l’espèce de poisson et des nageoires en cause, ainsi que de la dextérité de l’opérateur. Celui-ci doit donc étudier pour chaque expérience le
pourcentage de régénération sur lequel il doit compter. (Heacox, 1943;
Slater, 1949 ; Armstrong, 1949 b ; Shetter, 1951 ; Stuart, 1958).
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