MARQUAGE. MÉTHODES
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17.021. Mortalité due au marquage
On la considère comme faible en général (Shetter, 1939, 1951), mais
la plupart des observations sur ce sujet ont été faites en plaçant les sujets
amputés dans des bassins de pisciculture, avec d'autres sujets indemnes
dans le même bassin, ou dans un bassin voisin. Bien nourris, et sans avoir
à se défendre en rivière contre des ennemis, ces poissons se sont en somme
guéris « à l'infirmerie » de leur blessure. Peut-on conclure, de cette faible
mortalité à l'infirmerie, à une faible mortalité dans les eaux sauvages où nos
poissons blessés ont à se défendre contre leurs ennemis pour survivre. Le
problème n’est pas encore tout à fait élucidé et peut d'ailleurs varier grandement avec les espèces, la taille des sujets marqués, les nageoires choisies
(Shetter, 1951) et le milieu dans lequel ils sont déversés. C’est ainsi que sur
de jeunes black bass de 48 millimètres, déversés en lac, Ricker, (1949)
enregistre de juillet à novembre une réduction de survie de 50 pour cent.
Sur les smolts de saumon sockeye du Pacifique, Foerster (1936) enregistre
une réduction de 62 pour cent sur le nombre de retours comme adultes.
Sur les poissons rouges et de jeunes saumons coho du Pacifique,
Radcliffe (1950) montre que l’ablation des nageoires ne diminue en rien
la vitesse de nage du poisson ni son endurance, au contraire. Il en conclut
qu’en eau libre les mortalités dues au marquage ne sont pas imputables à
une perte de vitesse pure pour échapper aux prédateurs, mais à un amoindrissement des possibilités de manœuvre et d’équilibre (Harris, 1936,
1937, 1938), qui peut également gêner le poisson dans sa recherche de la
nourriture. Pour paradoxaux qu'ils puissent paraître aux profanes, les résultats des expériences de Radcliffe n’en sont pas moins parfaitement logiques.
11 y a plusieurs années déjà que Gray (1933, 1937) montra que les
nageoires, caudale comprise, n’entraient pour rien dans le mécanisme de
la nage en avant du poisson, et que cette progression n’était due qu aux
contractions musculaires alternatives de chaque côté du corps. Que les sceptiques examinent simplement attentivement un thon, 1 un des poissons les
plus rapides, ils constateront que le corps présente deux sillons de chaque côté,
dans lesquels les nageoires s’effacent complètement pour ne pas gêner le
poisson dans sa progression rapide en ligne droite.
17.03. Fixation d'une marque sur le poisson
Les biologistes des pêches pourront se reporter pour les détails à la synthèse de Rounsefell et Kask (1943), comprenant 232 références bibliographiques, de même qu’au guide publié par le Conseil International pour
l’Exploration de la Mer (Anonymous, 1953). Nous ne pouvons en effet,
dans le cadre de cet ouvrage, que fournir les données essentielles relatives à
l'utilisation des principales marques (fig. 17.1) dont les avantages comparés sur plusieurs espèces de poissons ont fait l'objet de tests comparatifs (Forrester et Ketchen, 1955 ; Kimsey, 1956) :
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