PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES 1)’AMÉNAGEMENT
15.2. ZONES D’INONDATION
Nous avons vu que, du point de vue de la pêche, les crues violentes
étaient généralement néfastes, et cela tout particulièrement en période de
fraye. Nous avons vu que, par contre, lorsque la topographie du lieu permet
aux crues de s’étaler et de prendre de l’ampleur tout en perdant de leur
violence, le résultat final pouvait en être bénéfique. Dans ce cas en effet,
à la productivité relative au « plenissimum {lumen », peut s’ajouter une productivité complémentaire, parfois considérable, relative à la zone d’inondation (5.36).
Fig. 15.3. — Pêche « au panier » en zone d’inondation.
Sous les tropiques, la régularité des crues de certains fleuves, leur amplitude dénuée de violence, la chaleur, l’abondance de la flore et de la microfaune des terrains submergés, arrivent à faire de vastes zones d’inondation
une sorte de bouillon de culture chargé de micro-organismes animaux et
végétaux. C’est à cette véritable purée liquide de matière nutritive que l'on
doit les énormes rendements en poissons de quelques bassins fluviaux tropicaux. 60 000 à 80 000 tonnes pour le Logone, Chari, Lac Tchad en Afrique
(Blache et Miton, à paraître). 180 000 tonnes pour le Mékong au Cambodge,
'de plus grand dispositif naturel de pisciculture du Globe», avec un rendement
unitaire de 100 kilogrammes à l’heçtare pour la totalité de la surface inondée,
et de 370 kilogrammes à l’hectare pour la surface normale des grands lacs
(Monod, 1947).
15.2. ZONES D’INONDATION
Nous avons vu que, du point de vue de la pêche, les crues violentes
étaient généralement néfastes, et cela tout particulièrement en période de
fraye. Nous avons vu que, par contre, lorsque la topographie du lieu permet
aux crues de s’étaler et de prendre de l’ampleur tout en perdant de leur
violence, le résultat final pouvait en être bénéfique. Dans ce cas en effet,
à la productivité relative au « plenissimum {lumen », peut s’ajouter une productivité complémentaire, parfois considérable, relative à la zone d’inondation (5.36).
Fig. 15.3. — Pêche « au panier » en zone d’inondation.
Sous les tropiques, la régularité des crues de certains fleuves, leur amplitude dénuée de violence, la chaleur, l’abondance de la flore et de la microfaune des terrains submergés, arrivent à faire de vastes zones d’inondation
une sorte de bouillon de culture chargé de micro-organismes animaux et
végétaux. C’est à cette véritable purée liquide de matière nutritive que l'on
doit les énormes rendements en poissons de quelques bassins fluviaux tropicaux. 60 000 à 80 000 tonnes pour le Logone, Chari, Lac Tchad en Afrique
(Blache et Miton, à paraître). 180 000 tonnes pour le Mékong au Cambodge,
'de plus grand dispositif naturel de pisciculture du Globe», avec un rendement
unitaire de 100 kilogrammes à l’heçtare pour la totalité de la surface inondée,
et de 370 kilogrammes à l’hectare pour la surface normale des grands lacs
(Monod, 1947).
