EAUX A CARACTERE HYBRIDE. ZONES D INONDATION
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honte des neiges sur le libet, ainsi (pie pluies de mousson régulières
et abondantes de juin à septembre, conditionnent le régime hydrologique
du Mékong. Les crues, parfaitement régulières et atteignant 16 mètres,
pourraient être catastrophiques, si elles ne disposaient d'un immense bassin
régulateur dans les Grands Lacs situés sur son atlluent le Tonlé Sap.
Juin marque la fin de l’étiage. La crue du Mékong arrive ensuite, refoule
l’eau du Tonlé Sap en direction des Grands Lacs. Les affluents sont également refoulés, et envahissent les zones d’inondation. En septembre et
octobre tout est submergé. En novembre la décrue du Mékong entraîne
celle du Tonlé Sap et de ses affluents, et les zones inondées se vident progressivement.
Les poissons, dont certaines espèces ont pondu dans le lit mineur du
fleuve durant l’étiage, remontent en grand nombre avec le courant de crue
dans les affluents, pour gagner les Grands Lacs et se répandre dans les zones
graduellement inondées, où se fera la ponte d’autres espèces. A la décrue,
adultes et jeunes poissons de l’année, de plus en plus resserrés dans les
limites de plus en plus étroites des dépressions inondées, se précipitent dans
les affluents pour regagner les fleuves.
L’essentiel de la pêche se fait en période de décrue. Durant cette période,
les poissons quittent les immenses et riches terrains d’engraissement temporaire de la zone d’inondation, et se dirigent vers les secteurs permanents
d’aval du réseau hydrographique, en plusieurs migrations distinctes obéissant
à un rythme lunaire (5.321,52). Ils sont capturés au moyen de barragespièges, de types divers, édifiés sur leurs emplacements de passages obligatoires. Ces barrages-pièges sont efficaces également en période de crue,
mais leur utilisation à cette époque n’est en général pas encouragée, car
ils conduisent alors à la capture de poissons avant leur période d’engraissement dans les zones d’inondation. En période d’étiage, un rabattage au
filet est effectué dans les bras de rivières et trous d’eau résiduels de la zone
d’inondation, pratique qui n’est pas sans risque de surexploitation pour
les espèces non migratrices (Goossens, 1951; Leang et Savein, 1953;
Blache et Goossens, 1954).
15.3. RÉFÉRENCES DU CHAPITRE 15
Blache (J.) et Goossens (J.) (1954), Monographie piscicole d’une zone de pêche au
Cambodge (Cybium, 8, 49 p.).
Blache (J.) et Miton (F.) (à paraître), Première contribution à la connaissance de la
pêche dans le bassin hydrographique Logone-Chari-Lac Tchad.
D’Ancona (U.) (1954), La pêche et la pisciculture dans les lagunes d’eau saumâtre
(Bull. Pêches F. A. O., 7, 4, 167-194).
D’Ancona (U.) (1955), Fishing and fish culture in brackish-water lagoons li>h.
' Bull. F. A. O., 7, h, 147-172).
El Saby (Mohamed Kamel) (1951), The lake fisheries of Egypt (Proc. I’. V. v(.
Conf. Conseco. Utiliz. Res., 7, 126-130).
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honte des neiges sur le libet, ainsi (pie pluies de mousson régulières
et abondantes de juin à septembre, conditionnent le régime hydrologique
du Mékong. Les crues, parfaitement régulières et atteignant 16 mètres,
pourraient être catastrophiques, si elles ne disposaient d'un immense bassin
régulateur dans les Grands Lacs situés sur son atlluent le Tonlé Sap.
Juin marque la fin de l’étiage. La crue du Mékong arrive ensuite, refoule
l’eau du Tonlé Sap en direction des Grands Lacs. Les affluents sont également refoulés, et envahissent les zones d’inondation. En septembre et
octobre tout est submergé. En novembre la décrue du Mékong entraîne
celle du Tonlé Sap et de ses affluents, et les zones inondées se vident progressivement.
Les poissons, dont certaines espèces ont pondu dans le lit mineur du
fleuve durant l’étiage, remontent en grand nombre avec le courant de crue
dans les affluents, pour gagner les Grands Lacs et se répandre dans les zones
graduellement inondées, où se fera la ponte d’autres espèces. A la décrue,
adultes et jeunes poissons de l’année, de plus en plus resserrés dans les
limites de plus en plus étroites des dépressions inondées, se précipitent dans
les affluents pour regagner les fleuves.
L’essentiel de la pêche se fait en période de décrue. Durant cette période,
les poissons quittent les immenses et riches terrains d’engraissement temporaire de la zone d’inondation, et se dirigent vers les secteurs permanents
d’aval du réseau hydrographique, en plusieurs migrations distinctes obéissant
à un rythme lunaire (5.321,52). Ils sont capturés au moyen de barragespièges, de types divers, édifiés sur leurs emplacements de passages obligatoires. Ces barrages-pièges sont efficaces également en période de crue,
mais leur utilisation à cette époque n’est en général pas encouragée, car
ils conduisent alors à la capture de poissons avant leur période d’engraissement dans les zones d’inondation. En période d’étiage, un rabattage au
filet est effectué dans les bras de rivières et trous d’eau résiduels de la zone
d’inondation, pratique qui n’est pas sans risque de surexploitation pour
les espèces non migratrices (Goossens, 1951; Leang et Savein, 1953;
Blache et Goossens, 1954).
15.3. RÉFÉRENCES DU CHAPITRE 15
Blache (J.) et Goossens (J.) (1954), Monographie piscicole d’une zone de pêche au
Cambodge (Cybium, 8, 49 p.).
Blache (J.) et Miton (F.) (à paraître), Première contribution à la connaissance de la
pêche dans le bassin hydrographique Logone-Chari-Lac Tchad.
D’Ancona (U.) (1954), La pêche et la pisciculture dans les lagunes d’eau saumâtre
(Bull. Pêches F. A. O., 7, 4, 167-194).
D’Ancona (U.) (1955), Fishing and fish culture in brackish-water lagoons li>h.
' Bull. F. A. O., 7, h, 147-172).
El Saby (Mohamed Kamel) (1951), The lake fisheries of Egypt (Proc. I’. V. v(.
Conf. Conseco. Utiliz. Res., 7, 126-130).
