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PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES D’AMÉNAGEMENT
circonstances locales de trois à huit mois, permet normalement de produire,
sans nourrissage complémentaire, de 30 à 150 kilogrammes de poisson dont
la taille variera avec les espèces, la durée de la période d'irrigation, la température moyenne de l’eau, la fertilité du sol, etc.
En rizières aménagées en vue de la production simultanée de riz et de
poisson, la succession des périodes d’assec et des périodes d’irrigation est
commandée par plusieurs facteurs : saison de croissance du riz, délai nécessaire pour la croissance et la maturation du riz, périodes d’inondation ou
d’extrême sécheresse ne permettant plus un contrôle de la hauteur d’eau
dans les rizières.
Dans les exploitations d’étangs, ceux-ci sont mis en eau et alevinés puis
pêchés aux époques convenant le mieux au poisson. Dans les rizières, la
mise en eau, l’alevinage et la pêche ne pourront se faire qu’aux époques
correspondant aux impératifs culturaux du riz, d’où deux problèmes à
résoudre : d’une part l’obtention de poissons d’alevinage, d’espèces convenables, à l’époque de mise en eau des rizières ; d’autre part la mise en stabulation à chaque vidange des poissons trop petits pour les habitudes du
marché local. Après hivernage ces poissons bénéficieront d’une deuxième
saison de croissance, voire même d’une troisième, dans d’autres rizières.
13.22.
Exemples d’exploitations piscicoles en rizières
Les techniques d’exploitation piscicole en rizières varient suivant le
climat et autres conditions locales, suivant l’intensité et les modalités de
la fertilisation et des distributions de nourriture, et enfin suivant les variétés
de riz et les espèces de poissons utilisées.
Carpe Cyprinus carpio, Trichogaster pectoralis, et Tilapia mossambica
(Chen, 1954) sont les espèces constituant suivant les régions, la base de
l’élevage.
Une revue rapide des modes d’exploitation en Italie, Malaisie, Indonésie,
Tonkin et Japon nous montrera comment sont conciliés les principes de la
riziculture avec les conditions locales :
13.220. Exploitation des rizières en Italie
Les premiers essais de rizipisciculture ont été entrepris par le professeur
Felica Serpina. La principale espèce utilisée est la carpe, Cyprinus carpio,
avec accessoirement la tanche, Tinca tinca, et le cyprin doré, Carassius
auratus. Pour la carpe, la reproduction se fait au printemps, dans les rizières
qui viennent d’être mises en eau, à l’aide de reproducteurs de trois ou quatre
étés. Les alevins obtenus sont élevés dans la rizière jusqu’à l’automne,
c'est-à-dire jusqu’au moment où l’on assèche, environ 15 jours avant la récolte
du riz. Les carpes d'un été obtenues sont ensuite conservées dans des bassins
d’hivernage puis remises en rizières, du printemps à l’automne suivant,
pendant toute la durée de la campagne rizicole. Ces carpes de deux étés
PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES D’AMÉNAGEMENT
circonstances locales de trois à huit mois, permet normalement de produire,
sans nourrissage complémentaire, de 30 à 150 kilogrammes de poisson dont
la taille variera avec les espèces, la durée de la période d'irrigation, la température moyenne de l’eau, la fertilité du sol, etc.
En rizières aménagées en vue de la production simultanée de riz et de
poisson, la succession des périodes d’assec et des périodes d’irrigation est
commandée par plusieurs facteurs : saison de croissance du riz, délai nécessaire pour la croissance et la maturation du riz, périodes d’inondation ou
d’extrême sécheresse ne permettant plus un contrôle de la hauteur d’eau
dans les rizières.
Dans les exploitations d’étangs, ceux-ci sont mis en eau et alevinés puis
pêchés aux époques convenant le mieux au poisson. Dans les rizières, la
mise en eau, l’alevinage et la pêche ne pourront se faire qu’aux époques
correspondant aux impératifs culturaux du riz, d’où deux problèmes à
résoudre : d’une part l’obtention de poissons d’alevinage, d’espèces convenables, à l’époque de mise en eau des rizières ; d’autre part la mise en stabulation à chaque vidange des poissons trop petits pour les habitudes du
marché local. Après hivernage ces poissons bénéficieront d’une deuxième
saison de croissance, voire même d’une troisième, dans d’autres rizières.
13.22.
Exemples d’exploitations piscicoles en rizières
Les techniques d’exploitation piscicole en rizières varient suivant le
climat et autres conditions locales, suivant l’intensité et les modalités de
la fertilisation et des distributions de nourriture, et enfin suivant les variétés
de riz et les espèces de poissons utilisées.
Carpe Cyprinus carpio, Trichogaster pectoralis, et Tilapia mossambica
(Chen, 1954) sont les espèces constituant suivant les régions, la base de
l’élevage.
Une revue rapide des modes d’exploitation en Italie, Malaisie, Indonésie,
Tonkin et Japon nous montrera comment sont conciliés les principes de la
riziculture avec les conditions locales :
13.220. Exploitation des rizières en Italie
Les premiers essais de rizipisciculture ont été entrepris par le professeur
Felica Serpina. La principale espèce utilisée est la carpe, Cyprinus carpio,
avec accessoirement la tanche, Tinca tinca, et le cyprin doré, Carassius
auratus. Pour la carpe, la reproduction se fait au printemps, dans les rizières
qui viennent d’être mises en eau, à l’aide de reproducteurs de trois ou quatre
étés. Les alevins obtenus sont élevés dans la rizière jusqu’à l’automne,
c'est-à-dire jusqu’au moment où l’on assèche, environ 15 jours avant la récolte
du riz. Les carpes d'un été obtenues sont ensuite conservées dans des bassins
d’hivernage puis remises en rizières, du printemps à l’automne suivant,
pendant toute la durée de la campagne rizicole. Ces carpes de deux étés
