EAUX SEMI-DOMESTIQUES. RIZIÈRES
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passent de nouveau 1 hiver dans des bassins d'hivernage, puis après un
nouveau séjour en rizières, pendant la campagne rizicole suivante, sont
livrées à la consommation ou gardées pour servir de reproducteurs au printemps suivant. Les rendements obtenus sont en moyenne de 100 kilogrammes
par hectare et par an, ils peuvent être augmentés par distribution de nourriture artificielle.
13.221. Exploitation des rizières en Malaisie
Situées presque sous l’équateur, les rizières marécageuses de Malaisie sont
caractérisées par une température élevée et une faible teneur en oxygène.
Leur mise en valeur piscicole a été facilitée par l’importation de Thaïlande
du Trichogaster pectoralis (localement Sepat Siam), espèce planctonophage
qui a la particularité de posséder une respiration aérienne, ce qui lui permet
de subsister dans des eaux très faiblement oxygénées. Dans ces régions,
où l’eau ne manque pas, on a d’abord peuplé les eaux permanentes. De là
les trichogasters passent naturellement dans les rizières lors de leur mise
en eau. Lors de la mise à sec, les poissons sont récoltés dans un puits existant devant le dispositif de vidange de la rizière et vendus quelle que soit
leur taille pour être consommés, soit frais, soit salés. Ceux des poissons qui
restent dans les canaux servent à l’ensemencement la saison suivante. Cette
exploitation d’un caractère très rudimentaire donne des rendements de 20
à 30 kilogrammes de poissons à l’hectare pour une période de 6 à 10 mois
(Schuster, 1952 b ; Schuster et al., 1954, 1955).
13.222. Exploitation des rizières en Indonésie
Avant la deuxième guerre mondiale la pisciculture indonésienne en rizière
était à peu près exclusivement basée sur la production de la carpe. Cyprinus
carpio, espèce omnivore. A l’heure actuelle cette espèce a cédé le pas au
Tilapia rnossambica et au Puntius javanicus typiquement planctonophages
et végétariens, donc plus aptes à tirer directement parti des algues qui se
développent entre les tiges de riz. Suivant leur fertilité, les rizières reçoivent
un premier ensemencement de 750 à 1 500 (ingerlings à l’hectare. La pèche
a évidemment lieu lors de la mise à sec, mais suivant les régions, celle-ci est
effectuée soit avant la récolte, soit bien après la récolte. Suivant les régions,
le poisson dispose donc d'un temps d’engraissement variable. S’il atteint
la taille marchande, toujours réduite dans cette contrée, le poisson est vendu
directement. S’il ne l’atteint pas, il est mis en stabulation pour poursuivre sa croissance lors de la prochaine mise en eau d'une rizière avoisinante.
L’alevin employé a normalement de deux à cinq centimètres. Le rizipisciculteur produit souvent lui-même l'alevinage qui lui est nécessaire. Si ce
n’est pas le cas, il l’achète à des pisciculteurs privés spécialisés, ou à des
piscicultures gouvernementales.
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