EAUX SEMI-DOMESTIQUES. ÉTANGS d'eAI SAUMÂTRE
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marchande, le retrait des prédateurs et la collecte des alevins de crevettes.
Ces assecs sont faits au moment des fortes marées. Tout le poisson se rassemble
dans les fossés périphériques, où il reste en stabulation jusqu'à la remise
en eau. Deux jours après le retrait de l’eau, la partie centrale arrive a un
état de dessication partielle qui provoque à sa surface la formation d'une
croûte flexible, qui n’a rien de commun avec une véritable dessiccation de
la vase. C’est sur cette croûte flexible que s’installent les algues bleues.
Sur un sol organique riche, ces algues bleues arrivent rapidement à couvrir
toute la surface du tambak. Au contraire, sur un sol sableux ou granuleux,
cette pellicule d’algues bleues ne s’installe que difïicilement ou même pas
du tout.
11 était inévitable que ce développement spectaculaire des algues bleues
à la suite des assecs ait mis ceux-ci très en faveur parmi les pisciculteurs
qui, de ce fait, mettent leurs tambaks en assec jusqu'à quatre fois par an
dans l’est de Java. Schuster (1952 b) s’est élevé contre cet abus. Il a fait
remarquer, qu’à côté des avantages ci-dessus, les assecs avaient l’inconvénient d’entraîner une perte importante de matières organiques et inorganiques, source première de nourriture pour Je poisson. D'après Sein ster,
un tambak bien entretenu a besoin de deux assecs par an pour les opérations
piscicoles énumérées plus haut.
Ces deux assecs, pendant lesquels il y aura lieu d'ameublir le fond,
suffisent normalement à l’entretien de la capacité biogénique de l’étang.
Ce n’est que dans des conditions exceptionnelles que des assecs plus nombreux peuvent être bénéfiques : sols argileux très riches ayant une production anormale de matières organiques, déjà plus ou moins décomposées
en milieu anaérobie [en parfaite concordance avec les principes retenu?
pour l’aménagement des étangs d’eau douce (13.04)].
D’autres espèces que le chanos peuvent s'introduire dans les tambaks
ou y être introduites intentionnellement. Les espèces prédatrices doivent
évidemment être éliminées avec soin à chaque assec. Parmi les espèces
compétitrices ou complémentaires, il y a lieu de citer les muges ou mulets,
le Tilapia mossambica, le Puntius javanicus et enfin les crevettes.
Les muges comme les chanos, se nourrissent en premier lieu d'algues
bleues et de diatomées. Leur chair est en général appréciée. Ce genre très
ubiquiste comprend plus de vingt espèces différentes. Normalement il n'y
a pas d’organisation spéciale pour la récolte des alevins. Ceux-ci, très
nombreux sur les côtes, pénètrent d’eux-mèmes dans les lagunes et dans
les tambaks lors de leur remplissage. Dans les tambaks créés récemment
dans les plantations de coton abandonnées de Surinan (Guyane Hollandaise),
où le chanos n’existe pas, ce sont les muges qui constituent l'essentiel de
l’élevage. En Indonésie leur prix de vente est le même que celui du chanos.
Le tilapia mossambica est en général considéré comme aussi fin que le
chanos, il est cependant, et à tort, en général plutôt moins apprécié du fait
de sa coloration sombre à laquelle on préfère la robe d'argent du chanos.
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marchande, le retrait des prédateurs et la collecte des alevins de crevettes.
Ces assecs sont faits au moment des fortes marées. Tout le poisson se rassemble
dans les fossés périphériques, où il reste en stabulation jusqu'à la remise
en eau. Deux jours après le retrait de l’eau, la partie centrale arrive a un
état de dessication partielle qui provoque à sa surface la formation d'une
croûte flexible, qui n’a rien de commun avec une véritable dessiccation de
la vase. C’est sur cette croûte flexible que s’installent les algues bleues.
Sur un sol organique riche, ces algues bleues arrivent rapidement à couvrir
toute la surface du tambak. Au contraire, sur un sol sableux ou granuleux,
cette pellicule d’algues bleues ne s’installe que difïicilement ou même pas
du tout.
11 était inévitable que ce développement spectaculaire des algues bleues
à la suite des assecs ait mis ceux-ci très en faveur parmi les pisciculteurs
qui, de ce fait, mettent leurs tambaks en assec jusqu'à quatre fois par an
dans l’est de Java. Schuster (1952 b) s’est élevé contre cet abus. Il a fait
remarquer, qu’à côté des avantages ci-dessus, les assecs avaient l’inconvénient d’entraîner une perte importante de matières organiques et inorganiques, source première de nourriture pour Je poisson. D'après Sein ster,
un tambak bien entretenu a besoin de deux assecs par an pour les opérations
piscicoles énumérées plus haut.
Ces deux assecs, pendant lesquels il y aura lieu d'ameublir le fond,
suffisent normalement à l’entretien de la capacité biogénique de l’étang.
Ce n’est que dans des conditions exceptionnelles que des assecs plus nombreux peuvent être bénéfiques : sols argileux très riches ayant une production anormale de matières organiques, déjà plus ou moins décomposées
en milieu anaérobie [en parfaite concordance avec les principes retenu?
pour l’aménagement des étangs d’eau douce (13.04)].
D’autres espèces que le chanos peuvent s'introduire dans les tambaks
ou y être introduites intentionnellement. Les espèces prédatrices doivent
évidemment être éliminées avec soin à chaque assec. Parmi les espèces
compétitrices ou complémentaires, il y a lieu de citer les muges ou mulets,
le Tilapia mossambica, le Puntius javanicus et enfin les crevettes.
Les muges comme les chanos, se nourrissent en premier lieu d'algues
bleues et de diatomées. Leur chair est en général appréciée. Ce genre très
ubiquiste comprend plus de vingt espèces différentes. Normalement il n'y
a pas d’organisation spéciale pour la récolte des alevins. Ceux-ci, très
nombreux sur les côtes, pénètrent d’eux-mèmes dans les lagunes et dans
les tambaks lors de leur remplissage. Dans les tambaks créés récemment
dans les plantations de coton abandonnées de Surinan (Guyane Hollandaise),
où le chanos n’existe pas, ce sont les muges qui constituent l'essentiel de
l’élevage. En Indonésie leur prix de vente est le même que celui du chanos.
Le tilapia mossambica est en général considéré comme aussi fin que le
chanos, il est cependant, et à tort, en général plutôt moins apprécié du fait
de sa coloration sombre à laquelle on préfère la robe d'argent du chanos.
