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PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES DÉMÉNAGEMENT
ou bien on fait passer les jeunes fingerlings dans des tambaks d’engraissement, ou bien on poursuit artificiellement leur élevage en leur distribuant
en 2 fois 5 à 12 kilogrammes de son de riz par hectare et par jour.
Depuis quelques années on pratique avec succès aux Philippines la mise
en stabulation des fingerlings, stabulation avec nourriture légère au son
de riz, avec arrêt de croissance pouvant durer près de deux ans. Grâce à
cette pratique, les producteurs de fingerlings peuvent livrer leur poisson
d'alevinage aux producteurs de poissons marchands tout au long de l’année,
ce qui permet à ces derniers de faire parfois deux ou trois récoltes par an
au lieu d’une.
13.142,2. Production de poissons marchands en étangs d’engraissement
Les étangs d’engraissement ont une superficie moyenne de un demi à un
hectare, avec profondeur dépassant rarement un mètre. Un empoissonnement
normal peut varier de 500 à 1 500 fingerlings à l’hectare, selon la richesse
propre de l’étang en algues bleues et en algues filamenteuses, et selon les
possibilités d’apport d’algues marines comme nourriture d’appoint.
Deux possibilités peuvent s’offrir d’accroître la production d’algues :
la fertilisation par les engrais et les assecs périodiques.
Dans tout le secteur indo-pacifique où s’est propagée la pisciculture en
eaus aumâtre il n’y a guère d’engrais organique ou minéral disponibles,
étant donnés la densité de la population et les énormes besoins de l’agriculture. Ce n’est qu’exceptionnellement ou avec certains produits de déchet,
que la fertilisation peut avoir lieu. Pour leur emploi, un détail doit être retenu :
une fertilisation du sol favorise principalement les algues bleues alors qu’une
fertilisation de l’eau provoque surtout le développement des diatomées et
des algues vertes. Tous les produits rapidement solubles sont à éliminer ;
les fréquents échanges d’eau avec la mer réduiraient leur action à peu de
choses. Tourteaux de soja ou de copra ont donné de bons résultats là où
ils sont disponibles. Dans le cas particulier de Formose les tourteaux de thé,
qui agissent à la fois comme engrais et comme désinfectant, permettent
d’obtenir une- production de 1 100 kilogrammes de poissons à l’hectare.
Un épandage d’engrais vert, sous forme de feuilles de palétuviers, à la dose
de 1 600 kilogrammes à l’hectare, est une opération qui souvent peut être
pratiquée et qui sur un sol riche donne d’excellents résultats. Les feuilles
sont alors disposées en tas répartis de façon régulière et recouverts d’une
quantité de terre suffisante pour les empêcher de flotter. Quelques jours
après la mise en place, les algues commencent à proliférer, en partant de
la base des tas de feuilles, puis gagnent la partie haute au fur et à mesure
de l’abaissement de celle-ci du fait de la décomposition de la base. Même
des étangs épuisés par une surcharge peuvent être remis en état après deux
ou trois applications d’engrais vert de ce genre, à trois mois d’intervalle.
Les tambaks doivent être mis en assec périodiquement pour permettre
la vérification de leur charge, la capture du poisson ayant atteint la taille
PÈCHES CONTINENTALES. PRATIQUES DÉMÉNAGEMENT
ou bien on fait passer les jeunes fingerlings dans des tambaks d’engraissement, ou bien on poursuit artificiellement leur élevage en leur distribuant
en 2 fois 5 à 12 kilogrammes de son de riz par hectare et par jour.
Depuis quelques années on pratique avec succès aux Philippines la mise
en stabulation des fingerlings, stabulation avec nourriture légère au son
de riz, avec arrêt de croissance pouvant durer près de deux ans. Grâce à
cette pratique, les producteurs de fingerlings peuvent livrer leur poisson
d'alevinage aux producteurs de poissons marchands tout au long de l’année,
ce qui permet à ces derniers de faire parfois deux ou trois récoltes par an
au lieu d’une.
13.142,2. Production de poissons marchands en étangs d’engraissement
Les étangs d’engraissement ont une superficie moyenne de un demi à un
hectare, avec profondeur dépassant rarement un mètre. Un empoissonnement
normal peut varier de 500 à 1 500 fingerlings à l’hectare, selon la richesse
propre de l’étang en algues bleues et en algues filamenteuses, et selon les
possibilités d’apport d’algues marines comme nourriture d’appoint.
Deux possibilités peuvent s’offrir d’accroître la production d’algues :
la fertilisation par les engrais et les assecs périodiques.
Dans tout le secteur indo-pacifique où s’est propagée la pisciculture en
eaus aumâtre il n’y a guère d’engrais organique ou minéral disponibles,
étant donnés la densité de la population et les énormes besoins de l’agriculture. Ce n’est qu’exceptionnellement ou avec certains produits de déchet,
que la fertilisation peut avoir lieu. Pour leur emploi, un détail doit être retenu :
une fertilisation du sol favorise principalement les algues bleues alors qu’une
fertilisation de l’eau provoque surtout le développement des diatomées et
des algues vertes. Tous les produits rapidement solubles sont à éliminer ;
les fréquents échanges d’eau avec la mer réduiraient leur action à peu de
choses. Tourteaux de soja ou de copra ont donné de bons résultats là où
ils sont disponibles. Dans le cas particulier de Formose les tourteaux de thé,
qui agissent à la fois comme engrais et comme désinfectant, permettent
d’obtenir une- production de 1 100 kilogrammes de poissons à l’hectare.
Un épandage d’engrais vert, sous forme de feuilles de palétuviers, à la dose
de 1 600 kilogrammes à l’hectare, est une opération qui souvent peut être
pratiquée et qui sur un sol riche donne d’excellents résultats. Les feuilles
sont alors disposées en tas répartis de façon régulière et recouverts d’une
quantité de terre suffisante pour les empêcher de flotter. Quelques jours
après la mise en place, les algues commencent à proliférer, en partant de
la base des tas de feuilles, puis gagnent la partie haute au fur et à mesure
de l’abaissement de celle-ci du fait de la décomposition de la base. Même
des étangs épuisés par une surcharge peuvent être remis en état après deux
ou trois applications d’engrais vert de ce genre, à trois mois d’intervalle.
Les tambaks doivent être mis en assec périodiquement pour permettre
la vérification de leur charge, la capture du poisson ayant atteint la taille
