EAUX SEMI-DOMESTIQUES. ÉTANGS D'EAU SA1 MATRE
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Durant les transports, qui atteignent et dépassent parfois trois semaines,
les alevins doivent être nourris fréquemment à la farine de riz et au jaune
d’œuf. 1 ous les jours l’eau doit être filtrée pour éliminer les déchets de
nourriture et les produits d’excrétion solides. Tous les deux jours l’eau doit
être entièrement renouvelée. Normalement l'alevin peut ainsi supporter
une dizaine de jours de transport sans aucun inconvénient. Après des transports de 10 à 20 jours l’alevin peut encore être de bonne qualité lorsqu'une
main-d’œuvre très experte en a pris soin, mais ce n'est pas toujours le cas.
Après des transports dépassant 20 jours, les alevins sont en général de qualité
douteuse.
Pas plus que les chanos, les muges ne se reproduisent normalement
dans les tambaks, mais en général ils ne donnent pas lieu comme eux à un
véritable commerce. Les muges qui sont élevés en tambak sont normalement ceux qui y entrent d’eux-mêmes avec la marée.
Les tilapias mossambica au contraire se reproduisent avec la plus grande
facilité dans tous les petits étangs. Dans les régions où cette espèce existe,
la mise en charge ne présente donc aucune difficulté.
13.142,1. Production de fingerlings
En six à huit semaines les alevins de chanos, immergés dans des étangs
d’alevinage de quelques ares, doivent passer au stade fingerling correspondant à une taille de cinq à dix centimètres. Planctonophages, ces alevins
vont se nourrir du tapis végétal qui couvre le fond de l'étang et des morceaux de ce tapis de fond qui viennent flotter à la surface sous forme de
« cakes » : « tapis de fond » et « cakes flottants » sont essentiellement constitués de matière végétale en décomposition, d’algues bleues, de diatomées,
de protozoaires, le tout recouvert et mélangé à de très nombreuses bac téries. Ce cocktail, nourriture de choix pour les jeunes chanos, muges ou
tilapias, reçoit localement les noms de « lab-lab », • tai-air ou « lumut ».
Toutes les façons culturales données aux tambaks vont donc consister à
favoriser l’installation et le maintien des algues bleues qui constituent la
base de cette nourriture.
Le sol d’abord devra être riche, mais bien aéré, de façon à en faire disparaître toute trace d’hydrogène sulfuré particulièrement contre-indiqué pour
les algues bleues. Avant la véritable mise en eau, on procède donc à des
assecs répétés, mais courts, pendant lesquels on ameublit le sol à la bêche
et au râteau. Lors de la mise en eau il faut se contenter d'une profondeur
très faible : trois à cinq centimètres, ce qui favorise l'installption des algues
bleues et du «lab-lab», en empêchant en même temps l’installation des
algues vertes filamenteuses.
Une fois le « lab-lab » bien installé, on fait passer la profondeur d'eau
à dix centimètres, puis on introduit les alevins de chanos (et accessoirement
de muges ou de tilapias), à raison de 30 à 50 alevins au mètre carré. L'eau
est en général changée deux fois par mois. Lorsque le < lab-lab » s'épuise,
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